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Fortes perturbations dans les transports en commun suite à la journée d'action nationale

Les usagers de la STIB ou de De Lijn vont subir de fortes perturbations, ce lundi, suite à la manifestation nationale organisée à Bruxelles par le front commun syndical pour protester contre le dumping social et les "attaques sévères" portées au droit de grève. Entre 10.000 et 15.000 manifestants sont attendus dans la capitale.

Eric Steffens Belga
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Tous ceux qui doivent se rendre à Bruxelles en voiture ce lundi risquent de subir d'importants embouteillages le long du parcours de la manifestation. "Nous vous conseillons d'éviter les différents quartiers (voir plus bas) et d'utiliser les transports en commun ou la bicyclette", a déjà prévenu la police de Bruxelles.

En raison de la participation de certains membres du personnel à la manifestation, les trams, métros et bus de la STIB seront fortement perturbés.

La porte-parole An Van Hamme informe qu'une ligne de métro sur quatre fonctionne, ainsi que la moitié des lignes de tram et un cinquième des lignes de bus. Elle souligne qu'il est important de continuer à vérifier les différentes lignes, car des perturbations supplémentaires pourraient survenir.

Le contact center de la Stib (070/23.20.00) sera ouvert dès 6h et les pages Facebook et Twitter, ainsi que l'application et le site internet, informeront les voyageurs en temps réel.

Perturbations également chez De Lijn

En Flandre, De Lijn estime que 55 % des trajets resteront inchangés. Les voyageurs sont invités à vérifier les horaires à l'avance sur l'application ou le site web . Les lignes qui ne circulent pas ne sont pas affichées. Sur Twitter De Lijn annonce qu'un service alternatif est mis en place ce lundi. 

Pas de perturbations à la SNCB

On ne s'attend pas à des perturbations sur le trafic ferroviaire, notamment parce que les syndicats comptent sur les trains pour amener les manifestants à Bruxelles.

Moins de personnel chez Delhaize

Par ailleurs, de nombreux magasins Delhaize devront se contenter de moins de personnel ce lundi. Toutefois, tous les magasins, sauf un Delhaize à Embourg dans la commune liégeoise de Chaudfontaine - resteront ouverts. Il y a également moins de personnel dans les dépôts, mais il n'y a pas de blocages.

Pour le reste, la journée d'action pourrait éventuellement être ressentie jusque dans les crèches et lors du ramassage des ordures dans certaines villes, comme à Anvers.

On attend entre 10.000 et 15.000 manifestants à Bruxelles

Entre 10.000 et 15.000 personnes arpenteront lundi le pavé bruxellois pour protester contre le dumping social et les "attaques sévères portées au droit de grève", dans le cadre d'une manifestation nationale organisée par le front commun syndical (CSC, FGTB et CGSLB).

La manifestation démarrera à 10h00 de la gare de Bruxelles-Nord, où une série de discours syndicaux seront prononcés. Le cortège s'élancera ensuite vers 11h00 et se dirigera vers la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), puis le Palais de Justice. Deux couronnes mortuaires seront déposées aux entrées de l'organisation patronale et de l'édifice judiciaire. Le cortège reprendra ensuite sa marche, avant de se disperser aux environs de 12h30 à la Gare du Midi.

Conflit social inédit dans le secteur du commerce

Presque trois mois après l'annonce de la direction de Delhaize de passer sous franchise ses 128 magasins intégrés, l'ire syndicale ne s'est pas estompée. Cette perspective a déclenché un conflit inédit dans le secteur du commerce belge, tant par sa longueur que par l'ardeur de la contestation. Malgré l'intervention d'un conciliateur social, l'enseigne au lion demeure engluée dans l'impasse sociale.

Le 7 mars dernier, la direction de Delhaize Belgique a annoncé vouloir franchiser ses 128 supermarchés intégrés et transférer les 9.200 travailleurs de ces magasins vers des gérants indépendants. Ce plan prévoit également la suppression de 280 postes au siège de Zellik, partiellement compensée par la création de 72 nouvelles fonctions.

Depuis lors, l'entreprise s'est trouvée au centre de multiples actions syndicales, affectant tant les supermarchés intégrés que les dépôts de marchandises. Bien que toutes les succursales aient progressivement rouvertes, les braises sociales sont toujours ardentes.

En plus du plan de franchise, dont les syndicats craignent qu'il engendre une détérioration des conditions de travail doublée d'une réduction "drastique" de l'emploi, les mesures récemment adoptées par l'enseigne au lion pour enrayer le mouvement de grève ont provoqué une levée de boucliers des syndicats. L'interdiction des piquets de grève, le recours aux huissiers de justice et les interventions de la police sont perçues comme autant d'atteintes au droit de grève.

"Aujourd'hui Delhaize, demain à qui le tour ?", s'interrogent les syndicats, qui craignent qu'un scénario "à la Delhaize" ne fasse tache d'huile dans le paysage commercial belge. En outre, les décisions de justice qui ont émaillé le conflit "font passer le droit commercial avant le droit d'action collective, ce qui constitue un dangereux précédent pour les mouvements sociaux", déplorent les syndicats.

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