C’est ce jeudi matin qu’était donné le coup d’envoi, à Malines (province d’Anvers), des 1.000 kilomètres pour Kom op tegen Kanker (ce qui signifie environ ‘tenir tête au cancer’ en français), l’opération annuelle de récolte de fonds en faveur de la recherche contre le cancer. La douzième édition KOTK, qui rassemble des milliers de cyclistes, est répartie sur quatre jours. La distance est divisée en huit étapes de 125 km.
Mille kilomètres à vélo pour rassembler des fonds pour la recherche contre le cancer
Chaque matin, un peloton quitte la Grand-Place de Malines pour se rendre dans une autre ville flamande, et l’après-midi un autre peloton fait le chemin inverse pour retourner à Malines. Les quatre villes qui seront ainsi ralliées sur les quatre jours de l’opération sont Heusden-Zolder (Limbourg), Stabroek (province d’Anvers), Waregem (Flandre occidentale) et De Pinte (Flandre orientale).
Les équipes belges qui prennent part aux mille kilomètres pour Kom op tegen Kanker (abrégé en KOTK) doivent rassembler une somme de 5.500 euros, les équipes internationales 6.000 euros. Il y a cette année à nouveau une équipe internationale, dont les cyclistes partent de la ville française de Rennes et effectuent quatre jours d’affilée des étapes de 250 km. Tout comme les participants belges, ils sont attendus dimanche soir à Malines.
L’an dernier, le rallye cycliste avait permis de rassembler 6.073.000 euros - un montant record en faveur de la recherche contre le cancer. Dimanche soir, on apprendra combien d’argent aura rapporté l’action de cette année.
Huit diagnostics de cancers par heure en Belgique
Chaque année, dans le cadre de l’organisation Kom op tegen Kanker, de nouvelles actions (photo) sont mises en place pour récolter des fonds pour la recherche. Mais où va cet argent ? Alors que chaque heure qui passe huit citoyens en Belgique apprennent qu’ils ont contracté une forme ou une autre de cancer, cet argent va en premier lieu à la recherche pour développer de meilleurs traitements. Afin d’augmenter le confort des patients cancéreux et pour permettre de soigner certains cancers qui sont encore incurables actuellement. L’an dernier, 12 millions d’euros étaient allés à cette recherche médicale.
L’argent récolté grâce à des actions comme celles de Kom op tegen Kanker est absolument nécessaire pour financer la recherche, indiquait à VRT NWS le radiothérapeute Piet Ost, actif dans le cadre d’Iridium Netwerk, une collaboration entre huit hôpitaux anversois. Une partie de la recherche est financée par Kom op tegen Kanker. Sans cet argent les chercheurs ne pourraient poursuivre leur travail, soulignait Piet Ost.
"De nombreuses recherches ne sont pas financées par le secteur pharmaceutique parce qu’elles ne sont pas suffisamment lucratives. Kom op tegen Kanker aide vraiment les chercheurs qui veulent faire quelque chose pour les patients".
L’équipe à laquelle collabore Piet Ost a par exemple développé ces dix dernières années une radiothérapie qui traite de façon très ciblée et très peu invasive des métastases cancéreuses (photo). Les tissus sains sont ainsi épargnés. "Cela permet aux patients d’aller beaucoup mieux, beaucoup plus longtemps. Cela permet de maintenir les tumeurs sous contrôle", indiquait le docteur Ost.



