Des œuvres des peintres belges Pierre Paul Rubens (1577-1640) et René Magritte (1898-1967) ont été vendues aux enchères mardi soir chez Sotheby's à New York. Au milieu de dizaines de toiles d’artistes tels que Picasso, Klimt, Van Gogh, Cézanne, Monet, Matisse et Hopper. L'œuvre "Portrait d'un homme en dieu Mars" de Rubens (photo) a changé de mains pour 24,1 millions d’euros (26,2 millions de dollars).
Un portrait de Rubens cédé à plus de 24 millions d’euros à New York : "Cela confirme son statut de vedette"
La toile "Femme nue couchée jouant avec un chat" de Pablo Picasso - une œuvre de grand format qui rend hommage à Jacqueline, l’épouse de Picasso - a par exemple été vendue pour plus de 21 millions de dollars (près de 19,5 millions d’euros) chez Sotheby’s à New York.
"L'empire des lumières (III)" de René Magritte, une œuvre iconique datant de 1951, a été adjugé à 42,3 millions de dollars (38,9 millions d'euros), après dix minutes d’enchères. En mars dernier, une autre œuvre de la célèbre série dans laquelle les peintures donnent l'impression qu'il fait jour et nuit en même temps avait été vendue aux enchères pour la somme record d'un peu moins de 62 millions d'euros.
Le tableau "Le domaine d'Arnheim" (1949) du peintre surréaliste belge a, lui, été adjugé pour 18,9 millions de dollars.
Rubens "moderne"
L’œuvre qui a cependant attiré le plus de regards, au milieu de toiles plus modernes, est le "Portrait d'un homme en dieu Mars" de Pierre Paul Rubens. L'artiste de l’école baroque flamande décédé à Anvers en 1640 aurait peint cette toile dans nos contrées en 1620. A New York, elle a changé de propriétaire pour l’équivalent de 24,1 millions de dollars - soit le triple du montant pour lequel elle avait été vendue en 2000.
"C’est une œuvre très directe", expliquait à VRT NWS le directeur de la Maison Rubens d’Anvers, Bert Watteeuw. "C’est significatif que Sotheby’s ait choisi de mettre cette toile aux enchères au milieu d’une série de maîtres modernes. Cela en dit long sur le pouvoir d’attraction de cette peinture. Ce n’est pas un Rubens classique avec une mythologie complexe ou une composition biblique. C’est une œuvre compacte, qui donne l’impression d’être très moderne. Cette vente aux enchères confirme le statut de vedette de Rubens à ce forum international", estime Bert Watteeuw.
C’est la seconde fois en peu de temps qu’un Rubens est vendu aux enchères. En janvier dernier, "Salomé avec la tête de saint Jean Baptiste" avait ainsi précédé le "Portrait d'un homme en dieu Mars". "Ces deux toiles proviennent de la même collection d’un couple à gros capital qui vit à New York et qui se sépare", expliquait Watteeuw. "Il doit vendre ses biens pour conclure le divorce”. On ne sait pas qui est l’acheteur du portrait de Rubens.

