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Feu vert pour un site de stockage de déchets radioactifs en surface à Dessel

L'autorisation de construction et d'exploitation d'une installation de stockage (photo) de déchets radioactifs en surface à Dessel, en Campine anversoise, a été publiée mardi au Moniteur belge, annonçait l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN). Le site accueillera des déchets de catégorie A, c’est-à-dire ceux possédants une activité faible ou moyenne et une durée de vie courte. Ils peuvent rester nocifs pendant 300 ans.

Anne François Belga
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Concrètement, les détritus radioactifs seront confinés dans des conteneurs en béton, eux-mêmes conditionnés dans des cellules en béton. Une fois remplies, celles-ci seront recouvertes de plusieurs couches de terre et formeront un tumulus. L'Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (Ondraf) sera en charge de la construction de l'installation.

"Avec le démantèlement prochain de certains de nos réacteurs nucléaires belges, la sûreté et la sécurité des déchets radioactifs associés sont une priorité", expliquait la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden. "Il est donc important d'isoler ces déchets de l'homme et de l'environnement à long terme."

L'AFCN précise que ce permis n'a pas de lien avec les projets de stockages destinés aux déchets de catégorie B ou C, soit ceux possédants une haute activité et/ou une longue durée de vie (des milliers d’années). "Il n'existe actuellement qu'une décision de principe concernant un stockage en profondeur", indique l'Agence.

"Ce permis permet désormais à l'AFCN d'avoir des garanties quant à la sûreté à long terme du stockage final, ce qui nous permet de transmettre, de la meilleure manière possible, les déchets radioactifs aux générations futures", se réjouit Frank Hardeman, directeur général de l'AFCN. "Une fois l'installation opérationnelle, l'AFCN continuera à effectuer des contrôles et des inspections sur place afin de s'assurer que tout se déroule comme prévu par l'autorisation."

Infrastructure à adapter

Actuellement, des déchets radioactifs sont déjà stockés sur le site de Dessel. Mais comme ils doivent y rester pendant plusieurs centaines d’années, l’infrastructure actuelle ne suffit plus. "Les bâtiments existants ont une durée de vie limitée", indiquait Sigrid Eeckhout de l’Ondraf dans l’émission "De wereld vandaag" (Radio 1).

"Il fallait trouver une solution si ces déchets doivent encore être conservés 300 ans loin des humains et de la nature. Ce projet vient donc d’aboutir". Les déchets faiblement et moyennement radioactifs sont par exemple des bouts de béton contaminés, des pièces détachées de moteurs et de canalisations qui proviendront du démantèlement des réacteurs nucléaires. Mais aussi des vêtements de protection qui ont été utilisés par le personnel, précise Sigrid Eeckhout.

Tout ce qui sera stocké à Dessel ne provient cependant pas des centrales nucléaires. "Le secteur médical et l’industrie ont aussi des déchets radioactifs, qui restent après de recherches par exemple".

Les coûts du projet seront donc supportés par divers partenaires. "C’est le pollueur qui paie. Le stockage des déchets provenant des centrales nucléaires sera payé par Engie. Mais le gouvernement fédéral, le secteur médical et l’industrie contribueront aussi aux coûts".

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