Dans le cadre de l'enquête sur la mort du jeune Raul (9 ans) à Gand (Flandre orientale), le juge d'instruction a demandé un scanner en trois dimensions du corps de la victime, l'autopsie traditionnelle n'ayant pas permis d'éclaircir suffisamment les circonstances du décès. C'est ce qu'ont appris des sources proches de l'enquête. Une confrontation entre la mère de l'enfant et son ex-compagnon, tous deux d’origine roumaine, est également en cours à la police locale de Gand.
Un scanner corporel en 3D devrait révéler les causes de la mort du petit Raul
Le corps de Raul avait été repêché le jeudi 13 avril dans l’ancien quartier portuaire de Gand. Enfermé dans un sac de sport alourdi de pierres, la dépouille de l’enfant aurait été jetée à l'eau à la fin du mois de janvier. La disparition du jeune garçon était passée sous les radars pendant de longues semaines, jusqu'à ce que des proches de la famille avertissent les autorités.
La mère de Raul et de la sœur ainée de celui-ci, âgée de 34 ans, a été placée sous mandat d'arrêt à la mi-avril. Elle est soupçonnée notamment de meurtre, de coups et blessures et de recel de cadavre.
Son ancien compagnon, également d’origine roumaine, avait été interpellé le 14 avril dernier à Bakel, dans la province du Brabant-Septentrional aux Pays-Bas. Il est également soupçonné d'être impliqué dans la mort de Raul. Devant la justice néerlandaise, l'homme avait accepté la procédure de remise accélérée à la Belgique. Il a été extradé le 25 avril (photo).
Présenté à un juge d'instruction de Gand, il a été placé sous mandat d'arrêt et la chambre du conseil a confirmé sa détention. L'homme a maintenu qu'il n'avait rien à voir avec le décès du jeune garçon et était demandeur d'une confrontation avec la mère. Les deux anciens partenaires continuent à se rejeter mutuellement la responsabilité du décès de l’enfant.


