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Discours du 1er mai : Conner Rousseau (Vooruit) dénonce la politique de l’enseignement

A l’occasion de la Fête du travail, le président des socialistes flamands prononçait son discours de circonstance dans sa ville natale Saint-Nicolas (Flandre orientale) et a dénoncé la politique de l’enseignement menée par la coalition au pouvoir (CD&V, Open VLD et N-VA) en Flandre. Conner Rousseau réclame davantage de moyens pour l’enseignement maternel et primaire et plaide en faveur d’une revalorisation des enseignements techniques et professionnels. A la veille du 1er mai, Rousseau a réitéré (photo), malgré les critiques du syndicat socialiste et du parti socialiste francophone PS, sa proposition de limiter les allocations de chômage de ceux qui n'accepteraient pas un emploi de base après deux ans d'inactivité.

Anne François Belga
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A Saint-Nicolas, ce lundi matin, Conner Rousseau (photo, au centre) s’est déclaré inquiet pour l’enseignement néerlandophone dans le pays. "La pénurie d’enseignants augmente, les jeunes perdent leur motivation et leur connaissance du néerlandais régresse. Le gouvernement flamand n’y fait rien, il n’a pas de plan".

Le président de Vooruit veut que le niveau de l’enseignement en Flandre soit rehaussé, en misant davantage sur la connaissance du néerlandais, en investissant davantage de moyens dans les écoles maternelles et primaires, et en revalorisation les enseignements techniques (TSO) et professionnels (BSO).

Un appel à investir davantage qui a reçu le soutien de la mutualité socialiste Solidaris. "Bien que nous ayons - tout comme le ministre de la Santé Franck Vandenbroucke - démontré qu’il existe une réelle pénurie de médecins généralistes, le gouvernement flamand refuse d’attribuer suffisamment de places d’études pour des généralistes", expliquait le secrétaire général de Solidaris, Paul Callewaert à VRT NWS.

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Chômage de longue durée

Dans son traditionnel discours à la veille du 1er mai, Conner Rousseau avait réitéré dimanche, malgré les critiques du syndicat socialiste FGTB et du parti socialiste francophone PS, sa proposition de limiter les allocations de chômage de ceux qui n'accepteraient pas un emploi de base après deux ans d'inactivité. "Les chômeurs méritent le respect. Les propositions qui viseraient à les stigmatiser et les traiter de profiteurs peuvent compter sur une réaction syndicale", lui a répondu Miranda Ulens, de la FGTB.

Plus tôt dans la journée de dimanche, Conner Rousseau avait pu compter sur le soutien du président des libéraux francophones Georges-Louis Bouchez (MR) qui avait estimé, sur le plateau de l’émission "De Zevende Dag" (VRT), que Vooruit était sur la même ligne que son parti, voire plus à droite sur les questions d'immigration. "Mais le néerlandais de Bouchez n'est pas très bon. Il n'a pas bien compris. Nous ne mettons pas l'accent sur la fin du parcours et la limitation des allocations, mais sur l'accompagnement qui précède. Nous voulons aider les gens, les protéger du chômage et de la pauvreté", a insisté le président des socialistes flamands.

Ce dernier est également soutenu par Paul Callewaert (photo), le président de Solidaris. "Nous pensons que les emplois de base sont une bonne idée", tant que cela reste corrélé à la conjoncture. "Si le chômage montait à nouveau, il faudrait freiner cette mesure", a-t-il estimé. Le parti d’extrême-droite Vlaams Belang s’est également montré favorable au système proposé par Conner Rousseau.

Contribution des grandes fortunes

Afin d'allouer de l'argent à ces emplois de base et d'aider les travailleurs par d'autres moyens, Rousseau plaide pour que les grandes fortunes soient mises à contribution. "Il faudrait, à terme, instaurer une contribution sur les plus-values d'actions, Il devrait y avoir un registre des richesses, même si la fille d'un millionnaire n'en veut pas", lançait le président de Vooruit, en visant la Secrétaire d'État au Budget, Alexia Bertrand (Open VLD).

"Si tout le monde paie ses impôts honnêtement, ils peuvent baisser pour tout le monde. Mais pour cela, il faut d'abord savoir où se trouve l'argent. Ce n'est qu'alors que nous pourrons collecter les impôts correctement. Et ce n'est qu'ensuite que nous pourrons accorder les prestations sociales de manière équitable", a encore affirmé Conner Rousseau.

Enfin, le parti socialiste présentera ses propositions en matière de migration d'ici deux semaines. "Là aussi, ce sera une histoire de droits et de devoirs", a conclu Conner Rousseau sans en dévoiler davantage.

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