L'année dernière, plus de 1 500 personnes ont perdu définitivement leurs allocations de chômage. Cela représente une augmentation de 15 % par rapport à 2021. L’information est donnée par Gazet Van Antwerpen. "Les contrôles sont plus ciblés qu'auparavant", ajoute le VDAB (le service d'emploi public de la Flandre). Dans l'ensemble, environ un demandeur d'emploi sur cinq a reçu une sanction ou un avertissement l'année dernière.
Plus de 1500 personnes ont perdu leur allocation de chômage auprès du VDAB l’an dernier
"Il s'agit au total de 1 575 personnes qui ont vu leurs a allocations de chômage suspendues définitivement", précise Joke Van Bommel, porte-parole du VDAB. Une suspension définitive n'est prononcée qu'en cas de violations graves, par exemple lorsqu'un demandeur d'emploi ne se présente pas à un rendez-vous avec le VDAB plusieurs fois en l'espace d'un an.
Depuis 2016, le VDAB vérifie lui-même si les chômeurs qui habitent en Flandre ou à Bruxelles, font suffisamment d'efforts pour trouver un emploi. Auparavant, c'était, l’ONEM, un organisme fédéral qui s’en chargeait. "Les contrôles sont désormais plus précis", a déclaré Joke Van Bommel. "Outre les suspensions définitives, plus de 8 000 suspensions temporaires ont été prononcées en 2022.
Sanctions et avertissements
Joke Van Bommel insiste sur le fait qu'il est important d'avoir une vue d'ensemble, et pas seulement des suspensions. Au total, le VDAB a infligé 23 900 sanctions et avertissements l'année dernière. "Cela signifie qu'un demandeur d'emploi sur cinq reçoit un signal du VDAB", explique-t-il.
Grâce à ce signal, le VDAB vise à adapter le comportement des demandeurs d'emploi pendant la recherche d'un emploi. En effet, la médiation reste centrale, souligne le service.
"Une sanction ou un avertissement est un moyen dans le processus d'activation et non une fin en soi".
