Au total, 24 Belges et douze ayants-droits (des personnes qui n’ont pas la nationalité belge mais bien un lien direct avec un Belge) ont été identifiés au Soudan, a indiqué la ministre des Affaires étrangères Hadja Lahbib, ce jeudi en séance plénière, en réponse à une question du député Tim Vandenput (Open VLD). Une évacuation n’est pas (encore) à l’ordre du jour parce que la situation est trop dangereuse dans le pays africain. Ces six derniers jours, plus de 300 civils ont été tués pendant les combats entre l’armée et le groupe paramilitaire Forces de soutien rapide (FSR).
Trente-six Belges identifiés au Soudan, une évacuation n'est pas à l’ordre du jour
Les trente-six Belges identifiés sont pour l'essentiel des binationaux et des collaborateurs d'organisations non-gouvernementales au Soudan. Trente d’entre eux ont pu être contactés par l'ambassade de Belgique au Caire (Egypte), les Affaires étrangères sont toujours sans nouvelles de six personnes.
Les personnes qui ont pu être contactées sont toutes en sécurité dans un endroit relativement sûr. Une évacuation n'est cependant "pas d'actualité, car la situation (dans la capitale) Khartoum est trop dangereuse", a ajouté la ministre Hadja Lahbib, faisant référence à une attaque contre un convoi du personnel américain.
La ministre ne s'est pas exprimée sur le cas du Belge blessé, Wim Fransen, qui dirige la mission humanitaire de l'Union européenne au Soudan. D’après le quotidien New York Times, ses blessures sont graves mais sa vie ne serait pas en danger.
L'armée et les paramilitaires s'affrontent depuis samedi au Soudan (vidéo). Le conflit était latent depuis des semaines entre le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays, et son numéro deux, le général Mohamed Hamdane Daglo, dit "Hemedti", à la tête des Forces de soutien rapide (FSR), qui avaient évincé ensemble les civils du pouvoir lors du putsch d'octobre 2021.


