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A la cathédrale Saints Michel et Gudule, le premier fauconneau bruxellois est né

Le premier fauconneau de 2023 a éclos mardi en fin d'après-midi à la cathédrale des Saints Michel et Gudule à Bruxelles, annonçait le Muséum des Sciences naturelles. Ce dernier conduit le projet "Faucons pour tous", qui propose au public des séances d'observation de faucons pèlerins dans la capitale. La 19e édition du projet permet actuellement d’observer en direct (streaming live) des nids de couples de faucons pèlerins installés à la cathédrale, à l’église Saint-Job d’Uccle et sur le beffroi du bâtiment historique de l’Université Libre de Bruxelles.

Anne François Belga
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Installé au sommet de la tour nord de la cathédrale des Saints Michel et Gudule depuis 2019, le couple de pèlerins ne couvait qu'un seul œuf cette année. La femelle n'en avait en effet pondu qu'un. "Nous attendions donc l'arrivée du fauconneau aux alentours du 10 avril", a indiqué Didier Vangeluwe, ornithologue du Muséum. "Il s'est fait attendre, mais il est finalement venu au monde le 18 avril en fin d'après-midi".

Cet édifice religieux du centre de Bruxelles n'est pas le seul site qui accueille des faucons pèlerins ce printemps. En effet, à l'église Saint-Job d'Uccle, un deuxième couple de faucons couve depuis le 17 mars quatre œufs. Un troisième couple est également sous observation ce printemps, installé sur le campus du Solbosch de l'ULB. La femelle a pondu cinq œufs.

"C'est exceptionnel", commente Didier Vangeluwe, qui espère qu'une nichée de cinq fauconneaux verra bientôt le jour à Bruxelles. L'éclosion des œufs est imminente. La prochaine séance d'observation aura lieu le dimanche 30 avril de 16h30 à 18h00 au pied de l'église Saint-Job à Uccle.

Pas facile de sortir de l’œuf !

Pour sortir de sa coquille, le fauconneau doit livrer un rude travail, rappelle l’ornithologue. "Le jeune fait un trou dans la coquille, qui lui permet de respirer. Puis il utilise une dent spéciale - située au sommet de son bec - pour casser progressivement la coquille. Le poussin a très peu de place dans l’œuf et doit donc tourner autour de son propre axe pour effectuer ce travail, millimètre par millimètre. Quand il a fini, il pousse le "chapeau" de la coquille avec la tête et se retrouve sous les plumes chaudes de sa mère".

"L’oisillon est épuisé par ce travail, mais possède suffisamment de réserves pour récupérer. Juste avant de sortir de l’œuf, il en mange le jaune, qui lui donne beaucoup d’énergie et lui permet si nécessaire de survivre plusieurs jours sans nourriture. C’est un mécanisme de survie prévu pour le cas où les parents faucons ne pourraient pas chasser les premiers jours après sa naissance".

Le site internet "Faucons pour tous" permet de suivre la couvée des trois nids et le développement des fauconneaux.

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