L'application linguistique que les hôpitaux du réseau hospitalier anversois (ZNA) ont lancée il y a un an pour communiquer avec les patients, dont la langue maternelle n'est pas le néerlandais, connaît un grand succès. Le groupe hospitalier l'a confirmé à Radio2. Tant les patients que les prestataires de soins réagissent avec enthousiasme. L'application contient des centaines de questions préprogrammées en 13 langues et l'objectif est d'encore augmenter ce nombre.
L’application linguistique lancée depuis un an dans les hôpitaux anversois sera étendue
Il y a un an, les hôpitaux ZNA ont lancé une application linguistique. Elle est principalement utilisée pour connaître les raisons pour lesquelles les patients se rendent à l'hôpital lorsqu'il n'y a pas d'interprète. L'application permet de poser des questions ciblées telles que "Où avez-vous mal, quel est votre médecin traitant", explique Joeri De Munck gestionnaire des soins aux patients pour le ZNA.
"Pour le personnel soignant, c’est d’une grande valeur ajoutée, car un dialogue peut s’installer avec les patients. Quant aux patients eux-mêmes, ils trouvent agréable qu'une question leur soit posée dans leur propre langue et qu'ils puissent y répondre de manière ciblée."
L'application contient des centaines de questions préprogrammées dans 13 langues. "Il s'agit des langues les plus couramment parlées en Flandre, de l'arabe au turc, en passant par le polonais et l'ukrainien, et bien sûr le français.
L'application contient actuellement 350 questions préprogrammées. Nous avons l'intention de l'étendre et nous rêvons de pouvoir y ajouter plusieurs milliers de questions. Les services de procréation et de gynécologie nous demandent d'ajouter des questions. Plus le nombre de questions sera important, plus l'application aura de succès et plus les patients pourront en profiter.
Récompenses
L'application a déjà été récompensée lors des Language Industry Awards et est désormais nominée pour les Healthcare Magazine Awards, qui seront décernés demain jeudi. Entre-temps, l'application est déjà utilisée dans quelques autres hôpitaux. "D'autres hôpitaux nous ont dit qu'ils avaient acheté l'application. Plus il y aura d'hôpitaux qui l'utiliseront, mieux ce sera, car l'application sera ensuite développée", conclut Joeri De Munck.
