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Une enquête sur la présence de pesticides dans les chambres à coucher en zones rurales

Velt, l’Association pour la vie et le jardinage écologiques, veut savoir si des résidus de pesticides nocifs parviennent jusque dans les chambres à coucher. Pour son enquête, elle recherche des familles qui vivent en milieu rural en Flandre et sont prêtes à aspirer régulièrement leurs chambres et lui envoyer les échantillons de poussière aspirée.

Anne François
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Des études européennes effectuées par le passé ont révélé que dans certaines chambres à coucher en Belgique et aux Pays-Bas des résidus de pesticides nocifs ont été retrouvés. Il s’agissait de substances qui peuvent être cancérigènes ou nuire à la fertilité.

Avec l’opération "SOS chambre à coucher" (‘SOS Slaapkamer’), l’Association pour la vie et le jardinage écologiques (Velt) veut poursuivre ces études et lance un appel à l’aide de bénévoles. "D’année en année, nous recevons toujours plus de questions de citoyens qui résident en milieu rural et sont inquiets face à l’utilisation de pesticides", explique Geert Gommers, expert en pesticides auprès de Velt.

"Concrètement, cela veut dire que nous sommes à la recherche de 100 à 150 familles qui habitent à la campagne et qui sont prêtes à ne pas nettoyer leurs chambres à coucher pendant deux semaines, du 26 mai au 9 juin. Pour le bien de la science ! Ensuite elles recevront un kit de test avec lequel elles peuvent aspirer la poussière dans ces chambres. L’échantillon devra ensuite être envoyé au laboratoire pour analyse", précise Gommers.

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Le but est de pouvoir constater l’ampleur du problème et l’origine des pesticides éventuellement retrouvés dans les chambres à coucher. "Ces résidus sont-ils liés aux pulvérisations de pesticides sur les champs et dans les vergers ? Ou proviennent-ils des diffuseurs anti-moustiques placés dans les chambres ? Ou des colliers antipuces de nos animaux domestiques" ? Velt espère avoir déjà la réponse en septembre prochain.

Les personnes qui souhaitent prendre part à l’opération de collecte de poussière peuvent s’inscrire via le site internet SOS Slaapkamer.

En 2019, Velt avait déjà mené une enquête comparable sur les pesticides dans les nids de mésanges décédées. A l’époque, des pesticides avaient effectivement été retrouvés dans presque tous les nids analysés. Contre toute attente, il était ensuite apparu que ces résidus ne provenaient pas de pesticides contre la pyrale du buis (photo) mais plutôt des colliers antipuces et anti-tiques des animaux de compagnie.

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