La multiple championne paralympique d'équitation Michèle George, originaire de Waregem (Flandre occidentale), est la nouvelle présidente de l'agence flamande pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite "Vlaams Agentschap voor Toegankelijkheid". Cette agence a pour objectif de rendre le plus grand nombre possible de bâtiments publics accessibles aux personnes handicapées ou à celles qui ont des difficultés à se déplacer.
La championne paralympique Michèle George nommée présidente de l'agence flamande pour l'accessibilité
Avec son centre d'expertise "Inter", elle espère rendre les bâtiments et lieux publics flamands accessibles à tous. Elle édicte aussi des règles pour les restaurants, cafés, supermarchés, salles de sport, etc.
"Les bâtiments publics peuvent être considérés dans un sens très large", explique Michèle George. "Il s'agit de tous les bâtiments publics, mais aussi de tout ce qui a trait à la restauration. Il s'agit également des magasins, d’écoles et même des cabinets médicaux. Tous ces bâtiments sont en principe libres d’accès, mais il n'est pas toujours facile d'y accéder pour les personnes handicapées ou les personnes moins valides.
Michèle George a pu en faire elle-même l'expérience. Après avoir reçu un coup de sabot d'un cheval, en 2008, sa jambe s'est retrouvée paralysée, ce qui l'a obligée à se déplacer pendant un certain temps en fauteuil roulant. À force de travail, elle a réappris à marcher, mais sa jambe présente toujours des symptômes de paralysie.
"Lorsque j'étais en fauteuil roulant, par exemple, il m’était très difficile d'entrer dans un magasin. Entre-temps, la situation s'est beaucoup améliorée, mais aujourd'hui encore, il y a beaucoup de problèmes. Je suis très motivée pour changer cela grâce à Inter".
Un large groupe de personnes
Concrètement, "Inter" conseille les entreprises ou les personnes qui exploitent les bâtiments publics. L'organisation aide également à mettre en œuvre des changements pour rendre les bâtiments plus accessibles.
"Il ne faut pas seulement penser que nous allons supprimer un seuil de quelques centimètres. Nous voulons aussi, par exemple, que des personnes malentendantes puissent être informées d’une alarme incendie qui se déclenche par un feu clignotant spécial. Nous voulons aussi réfléchir à la manière dont les personnes avec une landeau peuvent prendre l'ascenseur plus facilement. Nos initiatives vont très loin.
Michèle Georges, pionnière en la matière
Michèle George a toujours été une pionnière. Lorsqu'il a été question d'aligner les indemnités des athlètes paralympiques sur celles des athlètes valides, elle s'est adressée au ministre flamand de l'égalité des chances, Bart Somers (Open VLD). "En fait, il s'agit en quelque sorte d'un prolongement de mon discours de l'époque. Je veux simplement que nous puissions vivre dans un monde où tout le monde est traité de la même manière. Il ne s'agit pas seulement des bâtiments, chaque personne peut réfléchir à ce qu'elle peut faire pour rendre la vie plus accessible".
"Michèle George n'est pas seulement une championne paralympique, c'est aussi une administratrice très compétente qui, je pense, peut faire passer l'accessibilité en Flandre au niveau supérieur", a déclaré Bart Somers.
