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Deux victimes de la catastrophe du Bois du Cazier, il y a près de 67 ans, formellement identifiées

Le travail sur les ADN des 14 dépouilles non identifiées de la catastrophe du Bois du Cazier a permis d'identifier formellement deux mineurs, ont révélé les responsables du DVI (Disaster Victim Identification) de la police fédérale, mardi, lors de la présentation des résultats de ce vaste travail entamé à l'automne 2021 avec l'exhumation des dépouilles au cimetière de Marcinelle (Hainaut).

Eric Steffens Belga
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Selon les membres du DVI, 12 autres dépouilles n'ont pu être identifiées. Dans quatre cas, les résultats par ADN ont exclu qu'il puisse s'agir des mineurs recherchés. Dans cinq cas, les résultats sont non concluants. Enfin, dans trois cas, les équipes impliquées dans le projet n'ont trouvé aucun descendant sur lequel appuyer une comparaison par ADN.

La catastrophe du Bois du Cazier ou catastrophe de Marcinelle est la plus importante catastrophe minière survenue en Belgique au charbonnage du Bois du Cazier à Marcinelle, le 8 août 1956. Un incendie dans le fond de la mine causa la mort de 262 mineurs, dont de nombreux Italiens.

Le travail d'identification est né de la volonté du fils d'une victime italienne non identifiée. Exprimée dans un courrier au ministre italien des Affaires étrangères en 2019, sa demande a peu à peu mobilisé jusqu'à l'implication en Belgique d'une série d'acteurs policier, judiciaire et académique et bien sûr des équipes du musée du Bois du Cazier.

Les analyses réalisées ont été de différents ordres. Mais, dans leur volet central, elles ont consisté à prélever de l'ADN sur les dépouilles non identifiées, à en tirer des profils ADN et à comparer ceux-ci avec ceux des descendants des victimes. Les responsables du DVI ont apporté des précisions quant à la façon d'interpréter les "résultats non concluants". Ces derniers peuvent être liés selon eux au fait que les comparaisons ADN n'ont pu être basées sur un frère, une sœur ou un enfant.

Une autre piste a été sous-entendue à demi-mots pour les "résultats d'exclusion par ADN": le fait que des corps aient pu être "confondus" dans les jours qui ont suivi la catastrophe de 1956. Dans un des cas, et sur base d'éléments probants, l'hypothèse a d'ailleurs motivé une nouvelle demande d'exhumation. "Je garde l'espoir qu'on puisse obtenir dans certains cas des résultats différents encore", a affirmé l'avocat Jean-Philippe Mayence, président de la commission d'identification qui s'est formée autour du projet.

Des descendants des mineurs identifiés étaient présents mardi. Notamment la fille d'un disparu italien qui a indiqué que sa mère avait pu prendre connaissance des résultats positifs de l'identification concernant son mari quelque temps avant sa mort.  

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