Des mesures seront prises pour renforcer la présence de la police judiciaire fédérale à Malines, une ville du sud de la province d'Anvers touchée à son tour par les violences liées au milieu des trafiquants de drogue. Le bourgmestre, Alexander Vandersmissen (Open VLD), a rencontré les ministres concernés, dont le ministre flamand des Affaires intérieures, Bart Somers, par ailleurs bourgmestre en titre de la ville.
Pour faire face à cette vague de violences, la police judiciaire fédérale du centre-ville de Malines a déjà reçu des renforts. Le service possède actuellement 16 employés à temps plein. L'année prochaine, leur nombre passera à 30. "Et l'ambition est de continuer à monter jusqu'à 50", déclarait Bart Somers (Open VLD) à l'issue de la rencontre. "Il ne faut pas se tromper, il y aura probablement encore quelques attentats à l'avenir", a-t-il ajouté.
A titre de dissuasion, des contrôles réguliers visibles auront lieu, en collaboration entre la police locale et la police fédérale. "Ces actions prendront forme dans les prochaines semaines", a assuré Thomas Sterckx, le chef de cabinet de la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V). "Nous n'avons pas de solution miracle. Nous ne pouvons pas garantir une sécurité à 100 %, mais nous nous engageons à 100% à travailler sur le problème", a-t-il ajouté.
Bart Somers (photo) a pour sa part promis de mettre quatre personnes à disposition pour le traitement des victimes dans les quartiers où les attaques ont eu lieu. La dernière en date, à l'explosif, remonte à la nuit de samedi à dimanche et a visé une habitation de la Zwartzustersberg, sans faire de victime mais en causant d'importants dégâts.
Un juge d'instruction a été requis pour les faits, qualifiés de tentative de destruction par explosif d'un immeuble habité, infractions à la législation sur les armes et participation à une organisation criminelle, selon le parquet.

