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Attentats du 22 mars : Une minute de silence respectée à l’aéroport de Zaventem et à la station de métro Maelbeek

Les victimes des attentats du 22 mars 2016 ont été commémorées à l'aéroport de Bruxelles ce mercredi matin ainsi que dans la station de métro Maelbeek. La cérémonie s'est déroulée dans la discrétion, en présence de plusieurs proches des victimes, de membres des services de secours et d'employés de l'aéroport.

Eric Steffens Belga
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Les noms des personnes tuées dans l'attentat ont été lus. Fait remarquable, ce ne sont pas 16, mais 17 noms qui ont été cités cette année. Le nom de Shanti De Corte a été ajouté, la jeune femme qui a été euthanasiée l'année dernière en raison de ses souffrances mentales. Depuis, elle a souvent été désignée comme "la 33e victime des attentats".

Une minute de silence a été observée à 7h58, sept ans exactement, à la minute près, après l'explosion de la première bombe à l'aéroport. Des fleurs ont ensuite été déposées dans le hall des départs de l'aéroport, où de grands panneaux indiquaient "Nous nous souviendrons toujours du 22/3".

Quelques instants après la première explosion, une seconde explosion a retenti. Deux kamikazes, Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui, se sont fait exploser, un troisième, Mohamed Abrini, a pris la fuite. Le hall des départs a été sérieusement endommagé et l'aéroport fermé aux vols de passagers pendant 12 jours.

Environ une heure après les explosions de Zaventem, une bombe a explosé dans le deuxième wagon d'un métro à la station Maelbeek, près du quartier européen, à 9h11. Une minute de silence y sera également observée mercredi, suivie d'une cérémonie au monument érigé en l'honneur des victimes au rond-point Schuman.

Les attentats de Bruxelles ont fait 32 morts et plus de 300 blessés

Après le moment de recueillement peu avant 8h00 à Brussels Airport, une minute de silence a également été respectée mercredi, à 9h11, à la station de métro bruxelloise Maelbeek. Plusieurs personnalités politiques étaient présentes pour entourer les quelques victimes survivantes et leurs proches présents.

Alors que la station de métro est d'ordinaire agitée à cette heure-là, le calme s'est installé en l'espace de quelques secondes juste avant 9h11, heure à laquelle Khalid El Bakraoui avait actionné la bombe qu'il portait au moment où le métro quittait la station Maelbeek. Le nom des 16 personnes ayant perdu la vie ce jour-là a ensuite été égrené dans les hauts-parleurs avant que ne soit respectée une minute de silence. Durant ce court laps de temps, aucun métro n'a circulé au sein de la station, dont les affiches publicitaires avaient été remplacées par des affiches en mémoire du 22 mars 2016.

Plusieurs victimes ou proches de victimes avaient fait le déplacement pour l'occasion, de même que des représentants des associations de victimes V-Europe et Life4Brussels. Le CEO de la Stib, Brieuc de Meeûs, était aussi là pour représenter la société de transports en commun.

Du côté des personnalités politiques, on a pu apercevoir Philippe Close, le bourgmestre de Bruxelles-Ville, les ministres régionaux bruxellois Elke Van Den Brandt et Bernard Clerfayt. Le monde judiciaire était également présent par l'entremise de la procureure du Roi de Hal-Vilvorde Ine Van Wymersch.

Alexander De Croo : "On n'a pas su donner le support auquel les gens avaient droit"

Présent mercredi au moment officiel de recueillement organisé en mémoire des victimes des attentats commis sur le sol belge, dont ceux du 22 mars 2016, le Premier ministre Alexander De Croo s'est montré à l'écoute des souffrances des victimes. "On n'a pas su donner le support auquel les gens avaient droit", a-t-il reconnu, en écho aux nombreuses doléances que les victimes et leurs proches ont exprimé en ce sens ces derniers temps, notamment au procès des attentats.

Le procès en cours est un "élément important", a noté Alexander De Croo en ce septième anniversaire du funeste 22 mars 2016 et des attaques lors desquelles 32 personnes avaient perdu la vie et des centaines d'autres avaient été blessées. Mais le moment, très particulier, reste symbolique chaque année et il est important de se rappeler de ce qu'il s'est passé et de se souvenir des victimes et de leurs proches, a-t-il insisté.

Le jour des attentats, il y a sept ans, le pays n'était pas préparé à de telles attaques. "On a appris beaucoup de choses depuis lors et on est désormais mieux préparés à apporter une aide. Mais on espère naturellement que cela ne se reproduira jamais", a confié le Premier ministre à l'issue du moment de recueillement de mercredi.

"On continuera à venir en aide au maximum aux victimes, qui ne seront jamais oubliées", a encore assuré Alexander De Croo.

Pour Philippe Vandenberghe, une des victimes des explosions à l'aéroport de Zaventem le 22 mars 2016, ce moment de commémoration a été "pénible", comme il l'est chaque année.

Le fait que le procès soit en cours ne change pas grand-chose à ses yeux, même s'il souligne que, pour de nombreuses victimes, le combat n'est pas encore terminé. "Il y a des victimes qui ne sont toujours pas couvertes par une assurance, et, là, le combat doit continuer", a-t-il déploré.

Quant au procès en tant que tel, Philippe Vandenberghe se montre positif : la présidente est très efficace, il y a beaucoup de clarté, de nombreuses explications ont été apportées et cela signifie beaucoup pour les victimes de pouvoir témoigner. "Presque toutes les victimes ont exprimé que ce qui s'est passé est impardonnable", a ajouté M. Vandenberghe. "Nous attendons que des peines exemplaires, à la hauteur des faits, soient prononcées."

Brieuc de Meeûs, le CEO de la Stib, attend lui aussi que justice soit rendue. "Le moment commémoratif d'aujourd'hui est d'autant plus spécial que le procès est en cours. Toute cette histoire dramatique remonte à la surface, beaucoup plus fort que les autres années", a-t-il noté. "On est marqués pour toujours. On a ça dans nos murs, on a ça dans nos gènes, dans notre sang. Comme celui des victimes. C'est quelque chose que la Stib n'oubliera jamais."

L'entreprise bruxelloise s'est constituée partie civile et, pour son patron, il est particulièrement important qu'il soit reconnu "que quelque chose de dramatique s'est produit au sein de ses installations et que justice soit rendue pour tous ceux qui en ont souffert".

 

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