Dès ce 21 mars et jusqu’au 31 octobre, la Flandre organise un "championnat" dans une discipline baptisée "tegelwippen". Littéralement, cela veut dire "faire tomber les dalles" en français. Concrètement, la Région suggère à ses habitants de remplacer - là où c’est possible - le béton ou les pavements de trottoirs par de la verdure ou des matériaux qui permettent à l’eau de s’infiltrer dans le sol. Les communes se feront concurrence. Le but étant d’éviter d’intensifier les sécheresses d’une part et les inondations d’autre part lors d’importantes chutes de pluie.
"Remplacez du béton inutile par de la verdure" : l’opération Stop au béton est lancée en Flandre
En Flandre aussi, la météo prend par moments des accents extrêmes : des pluies diluviennes succèdent ainsi à de longues périodes de sécheresse. Il est donc important de permettre à l’eau d’entrer dans le sol quand il pleut, à la fois pour éviter des inondations et pour pouvoir renflouer la nappe phréatique en prévision de périodes plus sèches. A l’image d’une initiative lancée aux Pays-Bas, la ministre flamande de l’Environnement Zuhal Demir propose donc ces sept prochains mois aux communes de remplacer autant que possible le béton par de la végétation, que ce soit dans les espaces publics, les rues ou les jardins.
Le jardinier et présentateur Bartel Van Riet ainsi que l’actrice Tine Embrechts (photo) sont les ambassadeurs du championnat flamand Tegelwippen, qui débute ce 21 mars. "Le but est de remplacer tout ce béton inutile, les pavés et l’asphalte par de la verdure", expliquait Van Riet sur Radio 2. "Un sol dur empêche l’infiltration de l’eau, à l’encontre d’un sol doux, naturel. En été, un sol de végétation dégage moins de chaleur qu’un sol dur. C’est important aussi !", soulignent les deux ambassadeurs.
Le championnat encourage les communes à entrer en compétition pour enlever autant de béton et de dalles que possible, que ce soit dans l’espace public ou les jardins privés. Chaque effort peut être enregistré sur un site internet , photos à l’appui.
"Combien de gens n’ont pas acheté une maison avec une allée d’accès aussi grande qu’une piste d’atterrissage de Zaventem, couverte de dalles. On peut facilement la réduire et gagner de l’espace pour de la verdure", estime Bartel Van Riet (photo). Il donne d’ailleurs le bon exemple : "Je n’ai presque rien de dur dans mon jardin. Mon allée d’accès n’est faite que d’une rangée de pierres".


