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Le risque de mourir d'un cancer du sein est 30% plus élevé pour les femmes prises en charge dans des cliniques non agréées

Le taux de survie des femmes atteintes d'un cancer du sein dépend beaucoup de la clinique où elles sont traitées. C'est ce que révèle une étude du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). L'expérience des médecins et le fait que les patientes se retrouvent ou non dans une clinique du sein agréée jouent un rôle majeur. Ces cliniques agrées offrent des soins plus spécialisés et un meilleur encadrement, ce qui augmente les chances de survie des patientes atteintes d'un cancer du sein. Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit) a annoncé la fin de certains remboursements dans les cliniques non agréées.

Eric Steffens Belga
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Les médecins très expérimentés et hautement spécialisés font une grande différence dans le traitement du cancer du sein. Il existe 52 cliniques du sein reconnues dans notre pays. Elles sont chargées d'élaborer le plan de traitement et d'effectuer la chirurgie.

Fin de certains remboursements dans les cliniques non agréées

Le remboursement de certains traitements contre le cancer du sein ne pourront désormais être effectués que s'ils sont effectués dans les cliniques du sein agréées, a annoncé jeudi le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit). Il s'agit de l'élaboration du plan de traitement, qui doit être fait par une équipe multidisciplinaire et experte, ainsi que de la chirurgie liée à un cancer du sein lorsque celle-ci est nécessaire. 

Les traitements de suivi comme la chimiothérapie ou la radiothérapie seront, eux, toujours remboursés même s'ils sont donnés dans des cliniques non agréées, à condition qu'il y ait une bonne communication sur le dossier entre les institutions agréées et non agréées.

Cette décision fait suite à la publication, jeudi, d'une étude du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) démontrant que les femmes qui sont traitées dans une clinique du sein non agréée ont un risque nettement plus élevé d'en décéder que celles qui se font soigner dans un établissement agréé.

Dans notre pays, une femme sur sept est touchée par le cancer du sein. Bien que la Belgique fasse bonne figure au niveau européen en termes de qualité et d'expertise dans le traitement de la maladie, "nous pouvons faire mieux et nous devons donc oser être plus ambitieux pour sauver des vies", a souligné le ministre de la Santé.  

Un plan d'action plus large

Désormais, les traitements ne pourront avoir lieu que dans des cliniques agréées, a convenu Frank Vandenbroucke (Vooruit), se basant sur l'étude du KCE qui révèle que le risque de mourir d'un cancer du sein est 30% plus élevé pour les femmes prises en charge dans des cliniques non agréées par rapport à celles traitées dans une institution agréée.

En outre, le ministre a constaté que les hôpitaux qui se décrivaient comme des cliniques du sein sans détenir l'agrément étaient légion en Belgique. Partant de ce constat, il a également décidé que ces derniers ne pourront désormais plus compter sur le remboursement de l'ensemble des traitements du cancer du sein.

Par ailleurs, un "plan d'action comportant diverses mesures qui répondent aux différentes recommandations du KCE" sera bientôt élaboré, précise Frank Vandenbroucke, ajoutant que la problématique des cliniques du sein non agréées révèle "un problème plus vaste concernant la manière dont la concentration nécessaire des soins de santé est mise en place"  

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