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La venue d'un élevage de saumons à Ostende soulève à nouveau des protestations

Les associations de défense des animaux Animal Rights et Bite Back ont mené une action de protestation en commun avec Sea Shepherd Belgium, Climaxi vzw, Gaia et une cinquantaine d'activistes contre la venue à Ostende (Flandre occidentale) d'une ferme salmonicole. Les militants remettent en question le bien-être des saumons, ainsi que l'impact des installations sur la nature et l'environnement.

Anne François Belga
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L'entreprise norvégienne Columbi Salmon veut établir dans la cité côtière la plus grande installation européenne dédiée à l'élevage de saumons. Les infrastructures pourraient assurer l'élevage de quelque 12.000 tonnes de saumons par an. Columbi Salmon a déjà obtenu le permis de bâtir de la part de la province de Flandre occidentale, mais les différentes organisations non-gouvernementales ont fait appel auprès de la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir.

"Il y aura dans cette ferme salmonicole environ trois millions de saumons par an et ils se retrouveront un peu comme dans un élevage en batterie. Ce système n'existe plus chez nous pour l'élevage au sol, alors qu'il sera autorisé pour la pisciculture", s'est indignée Els Van Campenhout de Animal Rights, qui a établi des discussions avec l'entreprise nordique et notamment son CEO. Selon l'ONG, ces entretiens ont soulevé encore plus de questions à propos de ce projet, qu'il s'agisse du rejet des eaux usées ou encore sur la provenance de la nourriture des poissons.

Des interrogations pour lesquelles Columbi Salmon "n'a pu donner aucune réponse". D'après les activistes, l'entreprise norvégienne aurait reçu l'autorisation de ne pas transmettre de rapport d'incidence sur l'environnement. "Les effets sur le milieu ne sont pas clairs. De l'eau serait déversée dans le canal et des agents chimiques tels que des médicaments seraient également utilisés. Il y aurait aussi 16 tonnes de boues qui devraient être traitées tous les jours", ont assuré les opposants au projet.

La décision appartient désormais à la ministre Zuhal Demir concernant la validation ou non du permis. Les activistes demandent à la ministre de l’Environnement de revenir sur sa décision et de ne pas allouer de permis.

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