Le gouvernement flamand a donné lundi son feu vert à la diminution de l'allocation scolaire pour les mineurs étrangers non accompagnés (MENA). Leur situation ne donnera plus droit au montant le plus élevé, soit 3.387 euros par année scolaire. Certains publics sont éligibles aux allocations de participation, dont l'allocation scolaire, du "Groeipakket", le système d'allocations familiales flamand.
Le gouvernement flamand réduit l'allocation scolaire pour les MENA
La mesure permettra à la Flandre d'économiser 1,7 million d'euros. Une disposition comparable avait déjà été prise pour les réfugiés reconnus qui avaient droit de manière rétroactive à ces allocations scolaires pour la durée de leur procédure d'asile. Le gouvernement Jambon explique la poursuite de cette politique par le fait que ces mineurs sont hébergés dans une institution ou une famille d'accueil. L'octroi de l'allocation à son montant le plus élevé n'est donc pas justifié, à ses yeux.
La mesure vise aussi à lutter contre une forme d'abus, l'argent ayant servi parfois à payer des trafiquants d'êtres humains. A la fin de l'an passé, la Secrétaire d'Etat à l'Asile, Nicole de Moor, avait mis en garde contre ce phénomène. A l'avenir, les MENA auront droit au montant maximal pour un enfant dans l'enseignement secondaire à temps plein, variant de 977 euros à 1.173 euros.
"Le principe de base du Groeipakket (littéralement "paquet de croissance", qui englobe les allocations familiales et participatives) c'est le soutien à tous les jeunes pour garantir leur avenir. Cela vaut aussi pour les mineurs étrangers non accompagnés qui doivent se construire un avenir ici. En diminuant le montant maximal, nous réduisons la tentation d'utiliser cet argent pour des pratiques d'extorsion ou de trafic d'êtres humains", a précisé la ministre flamande du Bien-être, Hilde Crevits.
