Le bébé de 6 mois qui souffrait d’une fracture du crâne et d’une hémorragie cérébrale lors d'un incident au domicile de la gardienne à Kessel-Lo (Brabant flamand) en début de semaine est décédé. Le bébé était depuis maintenu dans un coma artificiel. La femme âgée de 33 ans affirme qu’il s'agit d'un accident, mais le médecin légiste ne croit pas à sa version des faits.
Le bébé de 6 mois a succombé à ses blessures après un incident chez une gardienne à Kessel-Lo
La gardienne d'enfants a été écartée pour une période de trois mois, a indiqué jeudi l'agence flamande Opgroeien, coupole regroupant différents départements en matière d'aide à la jeunesse.
La mère d'accueil, âgée de 33 ans, a déclaré que le bébé était tombé pendant qu'elle le nourrissait sur la table à langer. Cependant, selon le médecin légiste, les blessures de la fillette étaient si graves qu'elles n'ont pas pu être causées par une simple chute.
L'incident s'est produit mardi vers 10h30. Selon les déclarations de la gardienne de 33 ans, le bébé de six mois, qu'elle portait dans ses bras, lui aurait échappé et serait tombé sur la table à langer. La fillette, qui a perdu connaissance mais a été ranimée par les secours, a été transportée à l'hôpital où une fracture du crâne et une hémorragie cérébrale lui ont été diagnostiquées. Elle a été placée dans un coma artificiel.
En raison de la gravité des faits, un médecin légiste a été désigné par le parquet. Selon l'expertise, le déroulé des événements tel que relaté mardi par la gardienne, qui a maintenu sa version devant le juge d'instruction mercredi, n'est "pas compatible avec les blessures subies par le bébé".
Une enquête pour coups et blessures volontaires
Le parquet de Louvain a entre-temps ouvert une enquête pour coups et blessures volontaires. La gardienne a bénéficié d'une mise en liberté provisoire sous conditions. L'enquête se poursuit sous la direction du juge d'instruction pour établir les circonstances exactes des faits.
La décision de suspendre la licence de la trentenaire est temporaire et sera réévaluée en fonction des éléments livrés par l'enquête. L'agence Opgroeien indique agir ainsi préventivement, afin de limiter les conséquences pour toutes les parties.
Au moment de l'incident, deux autres enfants étaient présents chez la gardienne, qui en accueille cinq au total. Les autorités louvanistes compétentes cherchent des places d'urgence pour ces bambins, ainsi que deux autres qui devaient commencer leur adaptation chez la gardienne.
L'agence Opgroeien s'est déclarée partie lésée afin de pouvoir accéder au dossier judiciaire.

