Une délégation de la conférence des évêques de Belgique est depuis mardi en visite pastorale en Ukraine. Après Kiev, elle s’est rendue à Irpin, situé dans sa banlieue, et à Boutcha. Cette ville a été le théâtre il y a presque un an d'un massacre perpétré par les soldats russes. Les évêques sont ensuite allés à Lviv, située dans l'ouest du pays. Les évêques se disent impressionnés par l’ampleur de la dévastation, mais voient une lueur d’espoir dans l’union qui prédomine, aussi entre les diverses églises en Ukraine. "Mais tôt ou tard il faudra aussi parler de la paix", estime l’évêque anversois Johan Bonny.
La délégation belge est composée de l'évêque de Bruges Lode Aerts, celui d'Anvers Johan Bonny, de Gand Lode Van Hecke et l'évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles Jean Kockerols. Ils ont répondu à l'invitation de Mgr Hlib Lonchyna, administrateur apostolique de l'Eparchie de Saint-Vladimir-le-Grand pour les Ukrainiens de rite byzantin de Belgique.
Les évêques ont voyagé en train depuis la capitale polonaise Varsovie jusqu’à Kiev. Ils ont repris le train de nuit, un jour et demi plus tard, vers Lviv. Ils ont rencontré plusieurs responsables civils et religieux et visité plusieurs orphelinats et lieux d'accueil pour les réfugiés.
Les dignitaires religieux belges devaient également célébrer à plusieurs endroits l'eucharistie, ce rite de l'Église catholique qui reproduit les gestes du Christ lors de la dernière Cène.
Pour l’évêque Bonny (photo), le rôle de l’Eglise est double en Ukraine. "L’amour de la patrie joue un grand rôle. Malgré les troubles, les églises sont restées la colonne vertébrale du pays". Les églises "s’engagent aussi en fournissant de l’aide humanitaire : des biens, des vivres, des vêtements pour les régions les plus touchées".
