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Une nouvelle série de la VRT nous plonge au cœur des unités spéciales de la police fédérale

"Onder de radar" (en français : Sous le radar), c’est la nouvelle série diffusée à partir du 28 février sur la Eén, la première chaîne télé de la VRT. Elle nous plonge au cœur de la Direction des Unités Spéciales de la police fédérale, (DSU) qui fêtait l’an dernier ses 50 ans d’existence. La DSU a la réputation de travailler dans l’ombre et est entourée de beaucoup de mystères, mais dans la série télévisée, certains membres ont accepté de parler notamment de leur instruction très exigeante et aussi de certaines opérations très médiatisées du passé. "Pour la première fois, les réalisateurs ont reçu l'autorisation unique de filmer dans les coulisses des unités spéciales", explique la VRT dans son communiqué.

Eric Steffens Michaël Torfs
Publié:

Les membres des Unités Spéciales de la police fédérale, en abrégé DSU, nous les connaissons comme des policiers en tenue spéciale toujours cagoulés et équipés d’armes lourdes. Ils n’interviennent que lors d’opérations délicates comme des prises d’otages ou des arrestations délicates. On se souvient notamment de l’arrestation du terroriste Salah Abdeslam en 2016 à Molenbeek.

Les membres de la DSU effectuent des observations, des arrestations ou des interventions, participent à des opérations sous couverture, négocient lors d'enlèvements et installent des caméras cachées ou d'autres gadgets techniques.

La série en 7 épisodes "Onder de radar" sera diffusée à partir du 28 février, tous les mardi à 20h40 sur la Eén, et aussi sur VRT MAX. La série est produite par les maisons anversoises Geronimo et Diplomat, avec le soutien de la Tax Shelter et du Vlaams Audiovisueel Fonds.

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Une série en deux parties

La série se compose de sept épisodes qui peuvent être divisés en deux parties. Les deux premiers épisodes donnent un aperçu des semaines de test au cours desquelles les nouvelles recrues doivent passer des épreuves éprouvantes pour gagner leur place dans les unités. Qui va continuer et résistera à la pression extrêmement élevée ? Qui jettera l'éponge ? Des nombreuses nouvelles recrues, il n'en restera qu'une poignée. L'une des épreuves les plus redoutées durant ces semaines est le test de la piscine. Les recrues y perdent parfois connaissance, mais tout se passe sous une stricte surveillance médicale.

Les cinq autres épisodes retracent l'histoire de la DSU. Les opérations les plus médiatisées de ces 50 dernières années sont reconstituées à travers des témoignages et des images d'archives. Parmi elles, l’incroyable prise d’otages de Tilff, "la plus longue de l'histoire de Belgique. Elle s'est déroulée du 16 au 22 septembre 1989 et constitue le dernier fait d'armes du gangster français Philippe Delaire". 

Il est aussi question d'une série d'enlèvements notoires dans les années 1980 ou 1990, ou d'une délicate opération d'infiltration dans le milieu de la drogue.

Pourquoi les unités spéciales ont-elles accepté de participer à cette série ?

La VRT a interviewé le directeur des unités spéciales, Roland Pacolet, et Stefaan Ledeganck, rédacteur en chef de la maison de production Geronimo.

Roland Pacolet explique que l'idée de collaborer à une série télévisée est née sur fond du 50e anniversaire des unités spéciales. "Pour nous faire connaître un peu plus. Parce que nous sommes une entité sur laquelle repose une part de mystère. Cela dit nous n'allons pas révéler tous nos secrets dans cette série. D’un autre côté, il peut s'avérer nécessaire, à certains moments, de donner à nos autorités, au grand public et aussi aux policiers une idée encore plus précise de ce qu'est la DSU. Nous voulons également en profiter pour inciter des jeunes à postuler pour un emploi dans notre unité."

Roland Pacolet confirme que les semaines de test ne sont pas de tout repos : "C'est un test difficile pour les candidats. Nous amenons les recrues à leurs limites physiques parce que c'est nécessaire pour la suite, mais toujours sous contrôle médical. Le candidat ou la candidate en question doit apprendre à découvrir ses propres limites."

La DSU est l'une des unités les plus contrôlées de la police

Tout a commencé il y a 50 ans, lorsque la brigade Diane a été créée au sein de l’ancienne gendarmerie. La série de fiction coproduite par la VRT et la RTBF "1985" sur les tueurs du Brabant, qui est diffusée en ce moment le dimanche soir sur la Eén, ne donne pas une image très flatteuse de la brigade Diane, l’ancêtre de la DSU.

"C'était il y a 40 ans. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Entre-temps, d'autres critères ont été élaborés pour sélectionner les bonnes personnes. C'est un monde de différence aujourd'hui par rapport aux années 1980; la mentalité est aussi complètement différente. La DSU est peut-être l'une des unités les plus contrôlées de la police. C'est une bonne chose, et cela doit rester ainsi. Je n'ai aucun problème avec cela", ajoute encore Roland Pacolet.  

Quelles ont été les difficultés pour réaliser cette série ?

Stefaan Ledeganck, de la maison de production Geronimo, explique que ce sont les unités spéciales elles-mêmes qui ont pris contact avec eux. Cela dit, la réalisation de la série n'était pas évidente, "chaque membre des unités spéciales devait rester anonyme, pour sa propre sécurité, et aussi parce qu'il devait pouvoir continuer à faire son travail, notamment les observations. En outre, le secret des enquêtes devait toujours être sauvegardé. En même temps, les techniques secrètes utilisées ne pouvaient pas être dévoilées."

Nous étions tout le temps sur la corde raide

Stefaan Ledeganck, de la maison de production Geronimo

"Nous étions tout le temps sur corde raide, il fallait trouver un équilibre entre pouvoir suffisamment informer le public, tout en ne compromettant pas le fonctionnement des unités spéciales." Il a fallu plus de six mois pour mettre en place toutes les autorisations, souligne Stefaan Ledeganck. "Mais cela a joué en notre faveur que l'initiative vienne d'eux".

En raison de la nature du sujet, beaucoup de personnes apparaissent le visage flouté sur les images, ce à quoi il faut s'habituer en tant que spectateur. Il y a aussi parfois des scènes très dures. "Mais j'espère que la série montrera aussi pourquoi les instructeurs sont parfois si dur. Les recrues en question vont potentiellement se retrouver plus tard dans des situations mettant leur vie en danger. C'est pourquoi, durant la semaine de test, les jeunes recrues sont confrontés à une sorte d’expérience de mort imminente". (...)  

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