La mort d'un résident géorgien détenu au centre fermé pour personnes en séjour illégal de Merksplas (province d'Anvers) a provoqué des troubles mercredi soir, indique ce jeudi le département de l'Immigration. La police a dû intervenir pour calmer les esprits. L'homme était en grève de la faim, mais la cause exacte de son décès n'a pas encore été déterminée.
Décès d’un Géorgien détenu au centre fermé de Merksplas et en grève de la faim
Selon le département, le résident âgé de 38 ans avait entamé une grève de la faim parce que sa demande de transfert en France, où sa femme et ses trois enfants séjournent, avait été refusée. "Il arrive souvent qu'un résident fasse une grève de la faim ou menace de le faire par mécontentement de sa situation", déclarait Paulien Blondeel, porte-parole du département de l'Immigration.
"Ces personnes sont alors suivies de près sur le plan médical et une intervention est effectuée si nécessaire. Dans ce cas précis, l'état de l'homme n'était pas encore alarmant. Mais le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les causes de sa mort. Les premiers indices indiquent qu'il s'agit d'une mort naturelle, et non un acte criminel ou d’un geste de désespoir", a ajouté Paulien Blondeel.
La mort du Géorgien a entraîné des remous au centre fermé de Merksplas. "Tant pour le personnel que pour les autres résidents, ce décès fut évidemment un choc", explique Blondeel. "La police est intervenue pour calmer les esprits. Certains résidents ont été isolés à l'intérieur du centre, mais personne n'a été emmené par la police. Entretemps, le calme est revenu" dans la soirée de mercredi.
