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Starter de l’année : la spin-off gantoise Bio Inx propose l'impression 3D d'organes vivants

La start-up gantoise Bio Inx, une spin-off de l'Université de Gand (UGent), propose l'impression en 3D (photo) de cellules vivantes grâce à des "bio-encres" sophistiquées. À l'aide d'une nouvelle technologie basée sur le mortier, des organes artificiels sont construits à partir de cellules vivantes, annonce le CEO de l'entreprise Jasper Van Hoorick. Cette avancée biotechnologique a attiré l'attention de l'organisation d'entrepreneurs flamands Unizo, puisque la spin-off gantoise a été élue Starter de l'année en Flandre orientale.

Anne François Belga
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"Comparez cela à la maçonnerie d'un mur", expliquait le CEO Van Hoorick. "Les cellules sont des briques, mais pour les faire tenir ensemble et donner au bâtiment la forme adéquate, il faut du mortier. Nos bio-encres représentent ce mortier." Il s'agit d'une sorte de gel qui permet aux cellules de survivre au processus d'impression.

Fondée l'année dernière, la spin-off qui fait partie intégrante du parc technologique de Gand, à Zwijnaarde, s'est spécialisée dans la bio-encre pour augmenter ses chances d'être pionnière en la matière. "Pour réaliser des impressions en trois dimensions avec des cellules vivantes, il faut beaucoup de matériel spécialisé, tels que des cellules vivantes, une imprimante 3D et des bio-encres. Mais on ne peut pas être le meilleur dans tous les domaines. Pour chaque composant, il existe des entreprises hautement spécialisées qui opèrent sur le marché", précise-t-il.

Les impressions en 3D sont plus petites qu'une pièce de 10 cents

Bientôt des organes imprimés dans notre corps ?

L'impression 3D d'organes est une révolution technologique prometteuse. Elle pourrait constituer une alternative aux animaux de laboratoire utilisés pour tester les candidats médicaments ainsi que les cosmétiques. Des organes de taille microscopique, comme des mini-cerveaux, peuvent être imprimés sur une puce pour tester des médicaments contre le cancer, par exemple. Les scientifiques peuvent ainsi tester les médicaments candidats plus rapidement et à moindre coût, afin d'accélérer la recherche sur le cancer, notamment.

À l'avenir, il sera peut-être possible d'imprimer entièrement un nouvel organe, tel qu'un foie, à partir des propres cellules du patient. Cette avancée technologique pourrait résoudre le problème de rejet après une greffe ou la pénurie d'organes de donneurs, par exemple. "Cependant, pour que cette technologie soit un jour commercialisée, il est essentiel de disposer de bio-encres standardisées", précise Jasper Van Hoorick (photo, 2e de la g.).

Il faudra aussi adapter la législation, souligne encore le CEO de Bio Inx.

Bio Inx élue Starter de l'année en Flandre orientale

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