Afin d'améliorer la qualité de l'air dans la métropole, la zone basse émission (LEZ) d’Anvers est active depuis le 1er février 2017. Elle concerne tout le territoire de la ville, à l’intérieur du Ring R1. Le contrôle se fait par caméras. Cela signifie que tous les véhicules étrangers, sauf les Néerlandais, doivent s'enregistrer préalablement et que les véhicules aux émissions polluantes élevées ne sont pas autorisés à entrer dans cette partie de la ville.
Les conducteurs français rechignent à payer leurs amendes infligées dans la zone à basse émission d'Anvers
En 2022, plus de 52 000 amendes ont été infligées à Anvers à des conducteurs conduisant des voitures trop polluantes dans la zone à basse émission (LEZ). Plus de la moitié sont allés à des conducteurs français, bien que les chiffres de paiement montrent qu'ils paient beaucoup moins souvent que les Belges. Les Français déclarent en général ne pas être au courant de l’existence de cette zone à basse émission et négligent de s’enregistrer au préalable.
Les Belges et les Néerlandais pouvant accéder à la LEZ ne doivent pas s'enregistrer. Tous les autres conducteurs de véhicules, notamment avec une immatriculation française, doivent enregistrer leur immatriculation avant d'arriver à Anvers.
Les conducteurs français sont nombreux à bafouer les règles de la zone à basse émission d'Anvers. C'est ce qui ressort des chiffres que les partis d'opposition Groen et PVDA ont demandé au conseil communal d'Anvers. Sur les 52 461 amendes émises en 2022, 27 622 concernent des voitures immatriculées en France, 16 158 des Belges et 8 681 des Néerlandais. La zone à basse émission est une zone d'Anvers où les voitures les plus polluantes ne sont pas autorisées à entrer, à moins d'acheter une carte journalière. Des caméras enregistrent les contrevenants.
Les Français réchignent à payer les amendes
Le parti d'opposition PVDA dénonce depuis longtemps la zone à faibles émissions car il la considère comme trop injuste pour ceux qui n'ont pas d'argent pour acheter une voiture propre. En outre, ce parti voit une contradiction frappante dans les chiffres des amendes perçues en 2021. "Les Français font le plus d'infractions mais les Belges fournissent le plus de revenus dans les caisses de la ville, ce n'est pas juste", a déclaré le conseiller communal Ben van Duppen (PVDA).
En 2021, les Belges ont payé plus de 3,5 millions d'amendes pour la LEZ d'Anvers, contre seulement 1 million pour les Français. Le PVDA souligne également que le coût des huissiers internationaux (Modero), qui s'élève à 847 874,57 €, est à peu près équivalent au montant perçu, soit 876 604,82 €.
L'échevin compétent Tom Meeuws (Vooruit) n'a pas souhaité commenter les problèmes de paiement des contrevenants français. Son cabinet a souligné que la LEZ d’Anvers était favorable à l'environnement et que l'argent des amendes était investi dans une mobilité plus saine. Ce que l'opposition conteste.
