La police judiciaire fédérale d'Anvers (PJF) a procédé à neuf perquisitions et sept arrestations dans le cadre d'enquêtes sur des affaires de hameçonnage, fait savoir le parquet d'Anvers. Le hameçonnage ou phishing est une technique d'escroquerie sur Internet. Tout récemment, la police locale anversoise avait encore indiqué que le nombre de dénonciations de hameçonnage avait baissé de près de 15% en 2022 par rapport à l’année précédente. Le démantèlement de deux grandes organisations criminelles et des campagnes de prévention auraient eu une influence sur cette baisse.
Sept suspects interpellés dans de deux enquêtes sur du phishing à Anvers
Lors de quatre perquisitions menées à Anvers et à Lierre (province anversoise), la police a appréhendé quatre hommes âgés de 19 à 21 ans. Entretemps, le juge d'instruction a placé les suspects sous surveillance électronique. Les fouilles ont permis la saisie de 16.845 euros, de produits de luxe, de téléphones portables et d'un registre au sujet de crypto-monnaies.
Ces investigations ont été menées dans le cadre d'une première enquête, en cours depuis le mois d'octobre 2021. À l’époque, la police locale anversoise avait expulsé quatre individus d'une habitation à la Kaasstraat louée sur AirBnB après avoir reçu des plaintes pour nuisances. Au moment de l'inspection du logement, les forces de l'ordre ont retrouvé un ordinateur portable délaissé en toute hâte et quelques smartphones.
Après analyse, il s'est avéré que ce matériel était utilisé pour effectuer du phishing via des SMS ou les réseaux sociaux. Des objets soi-disant vendus en ligne étaient proposés aux victimes. Ces dernières étaient invitées à cliquer sur un hyperlien frauduleux pour conclure le paiement et enrichir les arnaqueurs.
Dans le cadre d'une deuxième enquête, cinq perquisitions ont été réalisées mercredi. Trois jeunes de 18 ans ont été interpellés. Depuis lors, ils ont été placés en détention par le juge d'instruction. Un peu plus de 4.000 euros en liquide ont été retrouvés au même titre que des ordinateurs portables ou de bureau, des GSM, des lecteurs de carte et de nombreuses cartes de paiement vierges.
La deuxième enquête a débuté en septembre 2022. Une personne se présentait régulièrement aux supermarchés Delhaize d'Anvers. Accompagnée d'un comparse, elle y achetait chaque fois un produit bon marché pour ensuite demander de l'argent liquide à la caisse. Les paiements étaient systématiquement opérés sans contact grâce aux données bancaires volées. Des investigations plus approfondies ont démontré que les auteurs contactaient leurs victimes via Facebook, Marketplace ou 2ememain.be et leur présentaient des annonces d'articles en vente. Ils convenaient du prix par message privé et envoyaient un hyperlien falsifié pour le paiement.


