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Feu vert aux "Vlaamse Toetsen", des examens qui à quatre moments de la scolarité testeront le niveau des élèves

Le gouvernement flamand a validé ce vendredi l'organisation de "Vlaamse Toetsen" dans toutes les écoles néerlandophones, dès mai 2024. Il s’agit d’examens standardisés que tous les élèves devront passer en 4e et 6e primaires ainsi qu’en 2e et 6e secondaires, en mathématiques et en néerlandais langue maternelle, pour permettre à leurs écoles de vérifier la progression de leur apprentissage, de juger s’ils ont acquis les compétences requises et de savoir à quel niveau elles-mêmes se situent par rapport à d’autres écoles de même type. Le ministre flamand de l’Enseignement Ben Weyts y voit un outil d’évaluation permanente pour éviter que le niveau de l’enseignement ne continue à baisser. Le projet de décret, controversé, doit encore passer par le Parlement flamand.

Anne François Belga
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Tant des études internationales que flamandes indiquent que les résultats et le niveau scolaires des élèves néerlandophones est en régression. Le ministre régional de l’Enseignement Ben Weyts veut contrecarrer cette baisse de niveau, notamment par le biais des "Vlaamse toetsen". Il estime que ces examens standardisés qui seront imposés aux élèves de tous les réseaux à quatre moments de leur scolarité - en 4e et 6e primaires et en 2e et 6e secondaires - devront permettre aux établissements scolaires de vérifier si les compétences ont bien été acquises en néerlandais et en maths, et d’intervenir rapidement si ce n’était pas le cas.

Pour la mise en place de ces examens, progressivement dès mai 2024, le gouvernement flamand déboursera 13,5 millions d’euros sur une période de cinq ans. Les premiers examens auront lieu en mai 2024 pour quelque 70.000 élèves qui seront alors en 4e primaire et pour environ autant d’élèves de 2e secondaire. En 2026 suivra l’examen pour les élèves de 6e primaire et en 2027 celui pour les élèves qui seront en dernière année du 3e degré de secondaire.

Le ministre Weyts (photo) souhaiterait déjà effectuer une version test de ces nouveaux examens en mai prochain, auprès de 21.000 élèves de 700 écoles - une sorte de "répétition générale". Ce projet créera du côté flamand une sorte d'équivalent des évaluations externes certificatives ou des évaluations interdiocésaines (au service de l’apprentissage) qui existent en Belgique francophone. Elles ne seront pas certificatives cependant, mais indicatives.

Que fera-t-on du résultat des examens ?

Les examens - dont les questions seront préparées par un centre de soutien universitaire indépendant - testeront donc le niveau de néerlandais et de mathématiques et seront un bon instrument pour permettre aux établissements scolaires d’évaluer en continu "la qualité de leur enseignement", ainsi qu'un outil pour les écoles "pour se comparer avec leurs semblables", estime le ministre N-VA.

Les résultats des élèves seront anonymes, ne seront pas rendus accessibles à tous et ne pourront en aucun cas servir à établir un classement des écoles entre elles, sur base des résultats des élèves.

Le projet a cependant été fort critiqué, notamment dans un avis (non unanime toutefois, rappellent certaines fédérations d'enseignement) émis en octobre dernier par le "Vlaamse Onderwijsraad", le Conseil de l'enseignement flamand, chargé de conseiller le ministre Weyts après concertation entre représentants de l'enseignement, des pouvoirs organisateurs et d'organisations socio-culturelles et socio-économiques. Le conseil estimait que le projet peut menacer la liberté d'enseignement puisqu’il force les écoles à faire passer ces Vlaamse toetsen déjà en 4e primaire alors que les objectifs finaux ne doivent être atteints que pour la 6e primaire et que les écoles ont en principe le droit d’organiser elles-mêmes leur ligne d’apprentissage menant à ces objectifs.

Le ministre Weyts y oppose un avis positif du Conseil d'Etat, qui selon lui n'y voit pas le même risque. Les résultats seront anonymisés par école, et seront notamment transmis à l'inspection de l'enseignement, qui pourra "accompagner" les établissements qui font systématiquement moins bien que les autres. Les écoles elles-mêmes devront pouvoir s'en servir pour situer leur niveau dans le paysage flamand, tous réseaux confondus, précise le cabinet du ministre de l’Enseignement.

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