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Des PFAS découvertes dans l’écume de mer à Knokke et au Coq

Les PFAS, des substances chimiques persistantes et toxiques, sont présentes en quantités variables dans l'écume de mer au littoral belge, révèle une étude de l'Institut flamand pour la recherche technologique (VITO) commandée par l'Agence flamande de la Santé. Des mesures effectuées sur les plages du Coq et de Knokke ont indiqué des concentrations très basses à très élevées. Les touristes ne doivent pas s'inquiéter pour autant, estime le VITO: presque aucune trace de PFAS n'a été trouvée dans l'eau de mer. L’Agence flamande de la santé recommande néanmoins de limiter tout contact avec l’écume de mer.

Anne François Belga
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Les mesures effectuées en 2021 et 2022 à Knokke et au Coq confirment en outre que les concentrations de PFAS peuvent varier selon le lieu, l'heure de la journée et la saison. Bien que l'origine de ces substances fasse encore l'objet d'hypothèses, les chercheurs ont constaté une concentration de PFAS plus importante dans les dépôts à partir de l'Escaut. L'Institut souligne que d'autres courants ou d’autres causes pourraient également expliquer l'origine de ces substances toxiques.

Toutefois, les risques sanitaires pour les visiteurs de la Côte sont limités, estime l'Agence flamande de la Santé. "Nager, se baigner ou jouer dans l'eau de mer ne présente pas de risques sanitaires, car les concentrations de PFAS dans l'eau de mer sont beaucoup plus faibles que dans l'écume de mer. Les concentrations peuvent être plus élevées dans l'écume, mais ce n'est pas toujours le cas, et il n’y a pas toujours d'écume. Il est toutefois recommandé de ne pas avaler l'écume de mer et de ne pas laisser les enfants jouer dans celle-ci".

"De même, une journée à la plage va de pair avec une bonne hygiène corporelle: rincez-vous le corps et lavez-vous les mains, surtout avant de manger", déclarait Joris Moonens, porte-parole de l'agence flamande. Aux surfeurs et plaisanciers, qui entrent souvent en contact avec l’écume, il est conseillé de prendre une douche après l’activité sportive, afin de rincer d’éventuels dépôts de PFAS sur le corps.

Contamination aux PFAS sur le site de l’abbaye de Parc à Louvain

Le conseil communal de Louvain a invité mardi les ménages et les entreprises se trouvant dans un rayon de 500 mètres autour de la décharge de Canivet, située dans la commune d'Oud-Heverlee (Brabant flamand), à ne pas consommer l'eau provenant d'un puits du site de l'abbaye de Parc (photo) à Louvain. Il est également déconseillé de l'utiliser pour arroser son potager. En cause, une contamination du puits aux PFAS.

Les administrations communales de Louvain et d'Oud-Heverlee ont reçu un courrier de l'Agence flamande de la Santé publique conseillant aux habitants de suivre les mesures de prévention dites "no regret". L'utilisation de l'eau de puits pour laver sa voiture ou tirer la chasse d'eau n'est pas un problème, ont précisé les autorités sanitaires.

A Louvain, ces mesures concernent 55 adresses, principalement des entreprises. A Oud-Hervelee, en revanche, elles concernent de nombreuses habitations situées autour de la décharge de Canivet. La commune avait déjà informé les riverains via une lettre. Louvain est en train de finaliser un courrier qui sera envoyé aux habitants et aux entreprises environnantes. La lettre devait être envoyée ce mercredi, indiquait l’échevin de l’Environnement David Dessers, tout en répétant qu'il n'y a aucun danger pour la santé publique. En effet, aucune trace de PFAS n'a été trouvée dans les échantillons de récoltes de légumes à feuilles d'avril 2022.

Des concentrations de PFAS s'élevant à 164 nanogrammes par litre ont été détectées dans l'eau d'un puits de l'abbaye de Parc en 2021 alors que la norme européenne est fixée à 100 nanogrammes par litre. Ce puits est la seule source d'eau souterraine, destinée à la production d'eau potable en Flandre où des concentrations en PFAS trop élevées ont été observées. La cause de cette contamination "n'est pas encore connue à 100%", a ajouté l'échevin Dessers. Une enquête est "en cours. Il existe probablement une source secondaire de pollution".

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