L'Université d'Anvers se félicite du fait qu'il sera désormais plus facile de faire don de son corps à la science. Il ne sera bientôt plus nécessaire en Flandre de remplir à cette fin un formulaire spécial adressé à l'administration communale, un testament suffira. L'Université d'Anvers a besoin de beaucoup de corps pour la recherche scientifique et réagit positivement à ce changement. Par ailleurs, après une crémation, les amis proches pourront aussi emporter une partie des cendres du défunt.
La Flandre va faciliter le don de son corps à la science, l’université d’Anvers réagit positivement
Le ministre flamand des Affaires intérieures, Bart Somers, a proposé lundi une modification de la législation pour faciliter le don de son corps à la science après un décès. Il ne sera bientôt plus nécessaire en Flandre de remplir à cette fin un formulaire spécial adressé à l'administration communale.
Un simple testament contenant une déclaration de dernières volontés suffira, a expliqué Bart Somers (Open VLD). Ce texte pourra également contenir des indications comme le choix entre un enterrement ou une crémation, ou celui de la commune retenue comme dernière demeure.
Cette modification décrétale fait partie d'une modernisation de la législation concernant les cimetières proposée par le ministre.
Les universités ont encore besoin de beaucoup de corps
L'Université d'Anvers réagit positivement à la nouvelle législation. "Nous avons encore besoin de beaucoup de corps", déclare Luc Van Nassauw du Centre de formation, d'anatomie et de recherche chirurgicales d'Anvers.
"Dans divers domaines d'étude, on dissèque des corps pour étudier le corps humain. Nous avons également besoin de corps pour apprendre et pratiquer de nouvelles techniques chirurgicales. Et les corps sont également importants pour la recherche scientifique", explique encore Luc Van Nassauw.
Il n'est pas toujours facile pour les élèves de disséquer un corps, surtout la première fois. "Nous essayons de gérer cela en les mettant en contact avec des "parties pré-dissectées d’un corps" au début, afin qu'ils puissent s'y habituer." Est-il possible pour les élèves de reconnaître un corps ? "Nous essayons d'éviter cela en vérifiant autant que possible qu'il ne s'agit pas de membres de leur famille".
Que se passe-t-il après l'examen d'un corps ? "Lorsque le corps est libéré par l'université, il est rendu à la famille. Habituellement, il est ensuite incinéré, parfois enterré", explique Luc Van Nassauw.
"Un corps reste ici pendant un an au maximum, mais généralement il est libéré après seulement 2 ou 4 semaines, lorsque l'examen scientifique est terminé", conclut Luc Van Nassauw.
Après une crémation, les amis proches pourront aussi emporter une partie des cendres du défunt
Après la crémation d'un défunt, des amis proches pourront également emporter une part symbolique des cendres, s’il n’y a pas de famille directe. "Pour le moment, ce n'est pas encore possible, mais la législation doit tenir compte des nouvelles évolutions sociales des nouvelles formes de cohabitation et répondre aux souhaits des proches", a souligné le ministre flamand Bart Somers.
"Nous constatons que parfois les défunts n'ont plus de parents proches et qu'il devrait alors être possible pour un ami proche qui s'occupe des funérailles d’emporter les cendres avec lui."
En Flandre, 74% des personnes décédées ont été incinérées en 2020, contre 57,4% dix ans auparavant.
