En dépit de l’augmentation des coûts due à la crise énergétique, les finances des villes et communes flamandes restent saines. Les dettes des entités locales restent sous contrôle et les investissements ne sont pas interrompus, révèle une analyse des budgets de 292 des 300 communes de la Région présentée ce vendredi par le ministre des Pouvoirs locaux Bart Somers.
Malgré la crise énergétique, les budgets des villes et communes flamandes ne chavirent pas
La crise énergétique pèse sur la facture des communes. Celles-ci s'attendent à ce que les coûts énergétiques atteignent 529 millions d'euros en 2023, soit plus du double des 241 millions d'euros précédemment estimés. Les frais de personnel augmentent également et sont désormais estimés à 6,98 milliards d'euros en 2025, soit 700 millions d'euros de plus que la précédente estimation.
Outre la hausse des coûts de l'énergie et du personnel, les dépenses des centres publics d’aide sociale (CPAS) augmenteront également en 2023 de 155 millions d'euros, soit près de 20% de plus que le montant estimé il y a un an. Mais, malgré cette hausse des coûts, les finances locales restent généralement saines, se réjouit le ministre flamand.
Le ministre Somers attribue le fait que les finances des pouvoirs locaux soient "résilientes" à plusieurs éléments. Les communes disposaient d'une assise financière solide. En outre, les recettes fiscales ont augmenté, principalement en raison de l'inflation et de la croissance et pas tant en raison de l'augmentation des taux d'imposition. Les autorités locales ont également travaillé sur leur efficacité et ont réfléchi à leurs missions principales.
Et enfin, il y a des aides régionales, dont la croissance annuelle du Fonds des communes de 3,5%. Pour maintenir les budgets sur les rails, le ministre libéral Bart Somers suggère de poursuivre la réflexion sur l'efficacité. "Les fusions sont certainement l'une des solutions possibles" - un exercice déjà envisagé voire entrepris par un certain nombre de communes en Flandre.


