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Une nouvelle maison de détention sera installée à Olen

Fin mars dernier, on apprenait que la prison pour femmes de Berkendael, dans la commune bruxelloise de Forest, sera transformée en maison de détention alors que les détenues ont été transférées vers la nouvelle prison de Haren. Ce lundi, le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne et le Secrétaire d’Etat chargé de la Régie des bâtiments Mathieu Michel annoncent qu’une autre maison de détention sera aménagée sur le site Sterrenwijzer, un ancien centre de soins résidentiels dans la commune d'Olen (photo) en province d'Anvers. Le bâtiment sera d'abord entièrement rénové et adapté. Une soirée d'information sera organisée pour les riverains le 17 janvier.

Anne François Belga
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Depuis le 1er septembre 2022, les courtes peines de prison sont de nouveau exécutées dans des maisons de détention. Il s'agit de petits établissements pénitentiaires fermés pouvant accueillir jusqu'à 60 personnes condamnées à des peines de moins de 3 ans. L'accent y est mis autant que possible sur l'autonomie, la responsabilité et la recherche de perspectives d'avenir. Ceux et celles qui y purgent leur peine doivent présenter un faible risque pour la sécurité et être clairement motivés pour travailler à leur réinsertion dans la société.

La première maison de détention du pays a été créée en septembre dernier à Courtrai, en Flandre occidentale, dans un ancien centre de soins résidentiels. D'autres maisons de ce type sont donc prévues à Berkendael et Olen, mais aussi à Ninove et Zelzate (photo) en Flandre orientale. Les détenus y bénéficient d’un régime moins strict qu’une prison courante et reçoivent un accompagnement dans la recherche d’une formation, d’un emploi ou d’un travail pour la communauté. Ils participent aussi aux tâches ménagères dans la maison et à divers projets.

A Zelzate c'est l'hôtel Den Hof qui sera transformé en maison de détention

Approche préventive

"La justice a pris une nouvelle direction en matière de détention. C'est indispensable si nous voulons éviter des prisons surpeuplées et des taux de récidive élevés. Les maisons de détention sont l'environnement idéal pour travailler à ce retour dans la société. Après quelques mois seulement, nous voyons déjà des résultats, comme le prouve la maison de détention de Courtrai. Je suis convaincu qu'il en ira de même à Olen", a estimé le ministre de la Justice.

"La prison n'est pas la peine, elle est le lieu où s'exécute cette peine et l'architecture de ce lieu doit contribuer à lui donner du sens. Il importe donc de proposer d'autres formes de détention, comme celle prévue dans les maisons de détention", ajoute le Secrétaire d’Etat Mathieu Michel. Il estime que "les équipes de la Régie des bâtiments jouent un rôle essentiel dans la recherche, la construction et la rénovation de maisons de détention".

"Exécuter toutes les courtes peines"

Pour ne pas donner un sentiment d’impunité, malgré la surpopulation des institutions carcérales, le ministre de la Justice soulignait en mars qu’il est important d’exécuter toutes les courtes peines. "Nous voulons réagir rapidement et ne pas laisser les primo-délinquants devenir des criminels professionnels". Van Quickenborne estime que les maisons de détention sont un lieu idéal pour effectuer une courte peine de prison.

A noter que le budget des dépenses 2022 prévoyait un montant d’un peu plus de 91millions d’euros pour l'ouverture de maisons de détention (sept en 2022 et neuf en 2023). Il y a un an et demi, dix-neuf communes du pays s’étaient portées candidates à accueillir une maison de détention. Il s’agissait de onze communes flamandes (Audenarde, Courtrai, Gand, Genk, Liedekerke, Mol, Ninove, Ostende, Steenokkerzeel, Roeselare et Wortel), six communes wallonnes et deux bruxelloises. Ces candidatures sont progressivement analysées.

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