Une deuxième série de grèves du personnel de cabine de Ryanair basé en Belgique a débuté ce samedi et entraînera la suppression de 152 vols vers et depuis l'aéroport de Charleroi durant ce week-end. Les 15 avions de la compagnie aérienne établis à Charleroi restent en effet cloués au sol samedi et dimanche, indique le syndicat CNE. Au cours d’une assemblée organisée ce samedi à Charleroi, le personnel de cabine a cependant décidé de suspendre, dès la fin du week-end et jusqu'à fin janvier, son mouvement de grève, pour permettre à la direction "de revenir avec une proposition". Un ultimatum.
Ryanair : 150 vols annulés à Charleroi, le personnel lance un ultimatum à la direction
Aucune annulation de vols n'est prévue à Brussels Airport - contrairement aux 152 vols suspendus à Charleroi -, étant donné que les vols vers Zaventem sont opérés depuis d'autres bases de la compagnie à bas coûts. Ryanair a annoncé que tous les voyageurs concernés seraient préalablement prévenus du maintien ou non de leur vol.
Selon l’organisation de consommateurs Test Achats, en cas d'annulation la compagnie doit proposer aux passagers un vol alternatif ou un remboursement. Les voyageurs peuvent également prétendre à une indemnité.
Les hôtesses et stewards de la compagnie à bas coûts veulent à nouveau dénoncer l'attitude du transporteur irlandais, qui refuse toujours de garantir le salaire minimum légal en Belgique. Ils avaient déjà organisé une série de grèves les vendredi 30 et samedi 31 décembre, ainsi que le dimanche 1er janvier. Près de 130 vols avaient été supprimés pendant ces trois jours.
Ultimatum à la direction
Lors d'une assemblée générale organisée à Charleroi ce samedi matin, le personnel de cabine de Ryanair a décidé de suspendre, dès la fin du week-end et jusqu'à la fin janvier, le mouvement de grève qui touche ponctuellement les activités de la compagnie. "Le temps pour la direction de la compagnie de revenir avec une proposition", a indiqué Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE, qui a précisé dans la foulée que si aucun accord n'était trouvé d'ici à la fin janvier, le personnel observerait alors deux jours de grève par mois jusqu'à une solution.
Quelque 200 membres du personnel ont participé à l'assemblée générale. Au cours de la réunion, il a notamment été question de l'absence de réaction de Ryanair aux attentes formulées par le personnel, notamment par rapport au respect d'un salaire minimum, mais également des dernières déclarations de la direction faisant état de la volonté du groupe d'être encore plus profitable. "Le personnel est extrêmement déterminé et est prêt à durcir le mouvement s'il le faut", a mis en gardeDidier Lebbe.

