Le ministre flamand de l'Emploi, Jo Brouns (CD&V, photo), a appelé ce vendredi les employeurs flamands à être moins exigeants envers les demandeurs d'emploi ne connaissant que peu ou pas du tout la langue néerlandaise. Il pointait plus spécifiquement le cas de réfugiés ukrainiens.
Quelque 60% des réfugiés ukrainiens inscrits auprès du VDAB, le service public flamand en charge de l'emploi et de la formation, suivent activement des cours de néerlandais pour augmenter leur employabilité, indique le ministre Brouns. Il demande néanmoins aux employeurs de baisser leurs exigences linguistiques, qui restent trop souvent un obstacle à l'emploi.
"Ce n'est pas justifié pour tous les emplois", estime Jo Brouns. "J'appelle les employeurs à tenir compte des capacités linguistiques de nos réfugiés ukrainiens. Les chercheurs d'emploi qui suivent actuellement une formation linguistique doivent pouvoir trouver un emploi".
La Flandre accueille actuellement quelque 18.000 réfugiés ukrainiens, dont un peu plus de 6.500 sont inscrits auprès du VDAB.

