Des experts sanitaires des 27 Etats membres de l'Union européenne se sont accordés mercredi sur une approche coordonnée de la flambée de cas de coronavirus en Chine, qui fait craindre l'apparition de nouveaux variants en Europe alors que les citoyens chinois sont à nouveau autorisés à voyager. Il est notamment recommandé aux Etats membres d'introduire une obligation de présenter un test de dépistage négatif de moins de 48 heures avant le départ, pour tous les voyageurs venant de Chine. La Belgique a décidé de suivre ce conseil, a annoncé le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke. Les voyageurs en partance de Chine pour un vol direct (uniquement dans ce cas) vers la Belgique devront donc présenter un test Covid négatif avant le départ.
La Belgique impose un test Covid aux passagers de vols directs depuis la Chine
Les États membres de l’Union sont "fortement encouragés" à exiger un test de dépistage négatif de moins de 48 heures avant le départ de Chine, a indiqué la présidence suédoise du Conseil de l'UE La Belgique a donc décidé d’emboîter le pas à ces recommandations, mais dans un premier temps uniquement pour les vols directs entre la Chine et un aéroport belge.
Un arrêté royal est en préparation et pourrait être publié samedi. La mesure pourrait, le cas échéant, encore être renforcée. Notre pays avait déjà décidé de collecter et d'analyser les eaux usées des avions atterrissant à Brussels Airport en provenance de Chine (soit deux avions par semaine).
Ces analyses, qui débuteront samedi, devront impérativement inclure un séquençage des génomes permettant de détecter d'éventuels nouveaux variants provenant de Chine.
La Belgique plaidait pour que des mesures soient établies au niveau européen, vu les interconnexions entre les 27 Etats membres. Agir en ordre dispersé n'a pas de sens, estime le gouvernement. Reste désormais à voir si tous les Etats membres suivront ces recommandations. Il a été décidé de ré-évaluer la situation d'ici la mi-janvier.
La Chine assouplira dès dimanche les conditions de voyage de sa population. Cette nouvelle, combinée à l'abandon de la politique "zéro Covid" de Pékin, accompagnée d'une reprise de l'épidémie, a engendré des craintes dans le monde. Comme la Commission européenne avant elle, la présidence suédoise souligne également les inquiétudes des Européens quant aux données publiées par la Chine - sur le nombre de contaminations et décès, notamment -, jugées insuffisantes.

