Le travailleur humanitaire belge (photo archives)détenu en Iran depuis plusieurs mois (300 jours) est officiellement accusé d'espionnage par le régime. C’est ce qu’a appris ce mercredi la ministre belge des Affaires étrangères Hadja Lahbib sur base d'un entretien passé avec son homologue iranien. Jusqu’ici, la raison officielle de l’emprisonnement de Vandecasteele et sa condamnation à 28 ans de prison n’était pas encore connue.
L’Iran accuse Olivier Vandecasteele d'espionnage et d’atteinte à la sécurité nationale
Mardi, un porte-parole du pouvoir judiciaire iranien avait indiqué au média Student News Network - version anglophone de la chaîne d'information al Arabiya - qu'un Belge actuellement détenu en Iran était accusé de faits d'espionnage ainsi que d’atteinte à la sécurité nationale du pays. Olivier Vandecasteele étant le seul Belge actuellement emprisonné en Iran, il ne peut logiquement s'agir que de lui.
Ce mercredi, la ministre des Affaires étrangères Lahbib a reçu confirmation de son homologue iranien qu'Olivier Vandecasteele était effectivement accusé de faits d'espionnage. "Pour la Belgique, Olivier Vandecasteele est innocent et doit être libéré. D'ici là, nous demandons une amélioration de ses conditions de détention", insiste le cabinet de Hadja Lahbib.
A l'occasion de la Noël, le Belge avait été autorisé par le régime à donner un coup de fil à sa famille. Lors de cet entretien, Olivier Vandecasteele a répété combien ses conditions de détention sont difficiles. Le mois dernier, le travailleur humanitaire avait été condamné à une peine de 28 ans de prison. Cependant, cette condamnation n'a jamais été officiellement rendue publique, selon les Affaires étrangères. Le Belge mène actuellement une grève de la faim et son état de santé s’est nettement détérioré.
"Au cours de nombreux contacts diplomatiques et politiques, et ce jusqu'au plus haut niveau ces derniers mois, nous avons exigé sa libération et une amélioration immédiate de ses conditions de détention", affirment les Affaires étrangères. "La situation d'Olivier Vandecasteele est et reste une priorité pour la ministre, son département et le gouvernement belge qui fait tout pour obtenir sa libération".
Le sort du Belge semble toutefois lié à celui d'Assadollah Assadi, un agent iranien condamné en Belgique pour un projet d'attentat contre l'opposition iranienne planifié en France. La Belgique avait négocié avec l'Iran un traité pour permettre l'échange de prisonniers entre les deux pays, mais la Cour constitutionnelle a suspendu ce traité le mois dernier. La Cour dispose maintenant de trois mois pour décider d’une éventuelle annulation définitive du traité.



