Au cours de l’année 2022, les hôtels anversois n’ont de loin pas accueilli autant de visiteurs qu’en 2019, l’année qui a précédé l’épidémie de coronavirus. Pendant les week-ends et en périodes de vacances, les touristes sont maintenant de retour, mais pendant la semaine les hommes et femmes d’affaires n’ont pas encore retrouvé le chemin de la métropole. "Le virus nous a appris à nous réunir à distance", indique l’Antwerp Hotel Association pour expliquer le nombre encore peu élevé de réunions professionnelles.
Beaucoup de touristes mais peu d’hommes d’affaires: les hôtels anversois n’ont pas encore retrouvé leur clientèle d’avant le Covid
L’an dernier, les hôtels anversois ont affiché un taux d’occupation de leurs lits de 64,5%. C’est nettement moins que les 72% d’occupation en 2019, avant l’arrivée de l’épidémie de coronavirus, indique l’Antwerp Hotel Association (AHA). En décembre dernier, 61,3% des lits étaient occupés, contre 67,5% en décembre 2019.
"Les vacances de Noël et le mois de décembre en général ont été excellents", estime Els Da Silva de l’Antwerp Hotel Association. "Les week-ends affichaient pratiquement complets, grâce aux dimanches de shopping. Les touristes reviennent donc volontiers à Anvers. Mais notre clientèle d’affaires, qui vient avant tout en semaine, n’est pas encore revenue. En semaine, nous avons donc encore un taux d’occupation plus bas, alors que le week-end c’est de nouveau parfait".
Les touristes viennent avant tout encore des pays voisins de la Belgique. "Les Néerlandais sont les plus nombreux, de loin, suivis par les Allemands et les Français. Nous voyons aussi arriver des Italiens, des Espagnols, des Luxembourgeois et des Suisses. Les Américains et les Canadiens commencent aussi à revenir à Anvers, mais nous avons très peu de touristes d’Asie", précise Els Da Silva.
Ce sont donc avant tout les hommes d’affaires et leurs entreprises qui se montrent hésitants à retourner à Anvers. "Le coronavirus nous a appris à nous réunir en ligne. Et nous continuons à le faire. Les entreprises restent prudentes. Quand elles réservent, c’est en dernière minute. Ou elles se sont organisées pour devoir envoyer moins de personnel en déplacement ou moins de personnes à une réunion".
Reste à voir comment la situation évoluera au printemps. "En décembre, janvier et février, il y a de toute façon moins de voyages d’affaires. Mais ils devraient se multiplier à partir du mois de mars. Nous constatons que des réservations rentrent pour des congrès et séminaires à ce moment-là".

