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Le bateau-bus sur l’Escaut connait un succès croissant : de 105.000 à 775.000 passagers par an

Le succès du bateau-bus (photo) qui effectue des navettes sur l’Escaut en région anversoise est énorme et sera bientôt étoffé grâce à deux nouveaux bateaux plus grands qui participeront au transport des navetteurs. En cinq ans de temps, leur nombre est en effet passé de 105.000 à 775.000 par an. Lancé en juillet 2017, le "Waterbus" est exploité par la société Aqualiner, à la demande de l’Agence pour les services maritimes et la Côte (MDK) de la Région flamande. Il circule entre Hemiksem et Lillo, avec des arrêts tant sur la rive droite que la rive gauche de l’Escaut.

Anne François
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L’idée d’utiliser l’Escaut comme alternative durable pour le transport de navetteurs entre Anvers et le port anversois émane de l’ancien échevin du port et actuel ambassadeur du port Marc Van Peel (CD&V). "A l’époque, nous avions effectivement un homme politique sage en la personne de Marc Van Peel, qui a souligné qu’un deuxième périphérique passait par Anvers, qui pouvait tout relier entre les rives droite et gauche du fleuve", estime Thierry Van Steenbergen, directeur opérationnel du bateau-bus Aqualiner. "Cet homme politique avait raison. Je suis convaincu qu’il y aura à l’avenir encore davantage de liaisons entre les deux rives, avec davantage d’arrêts le long de ces rives. Ces liaisons peuvent devenir de réelles alternatives aux transports en commun dans Anvers et autour de la métropole".

Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes. Après le lancement du bateau-bus en juillet 2017, quelque105.000 personnes ont utilisé cette navette au cours des six derniers mois de l’année 2017. En 2018, ce chiffre est passé à 315.000 passagers sur toute une année. Cette année-ci, ce sont 780.000 navetteurs qui devraient être enregistrés. Le nombre d’utilisateurs est donc en progression rapide d’année en année - hormis une légère régression en 2020 à cause de l’épidémie de coronavirus.

"De très nombreux habitants du Pays de Waes ont trouvé le chemin du bateau-bus", constate Thierry Van Steenbergen. "Des communes comme Tamise sont effectivement intéressées à avoir un arrêt du Waterbus sur leur territoire. Actuellement, c’est impossible du point de vue opérationnel parce qu’il faudrait mettre davantage de bateaux en circulation sur de plus longs trajets".

Manque de personnel

Un ticket pour le bateau-bus n’est pas encore inclus dans l’abonnement de la société flamande de transports en commun De Lijn, bien que le gouvernement flamand et la ville d’Anvers soient demandeurs. Actuellement, on ne peut circuler avec le bateau-bus qu’avec un abonnement séparé, une carte de dix voyages ou des tickets individuels. Les vélos sont les bienvenus à bord, sans coût supplémentaire.

Pour étendre encore le nombre d’arrêt desservis par le bateau-bus, il faut mettre davantage de bateaux en service. Mais pour cela, il faut du personnel supplémentaire - un vrai problème. "Il y a effectivement une pénurie de personnel nautique. Pas seulement chez nous, mais aussi pour la navigation interne", indique Van Steenbergen. "Il est difficile de trouver suffisamment de personnes qui possèdent un diplôme de capitaine ou de matelot. C’est donc un peu la loi de survie du plus fort qui régit actuellement pour engager et conserver du personnel qualifié".

Projets d’avenir

Aqualiner s’est inspiré de la ville néerlandaise portuaire de Rotterdam, qui possède un large réseau de bateaux-bus. "Mais nous avons amélioré la formule ici et l’avons adaptée au goût local. Elle s’est aussi engagée sur la voie écologique. Les bateaux hybrides sont annoncés et nous testons actuellement des bateaux entièrement électriques. N’oubliez pas que les bateaux mis en service au début ont déjà cinq ans. Au mois de mars, nous remplacerons les deux premiers bateaux-bus par des bateaux plus grands, pour pouvoir continuer à satisfaire la demande. Ces deux bateaux utilisent encore du carburant traditionnel, mais sont déjà préparés pour pouvoir passer à l’électricité".

Le Waterbus est souvent associé à une atmosphère de vacances et les passagers regrettent régulièrement de ne pouvoir boire un café à bord. "On nous demande souvent d’installer un coin café à bord des bateaux. Nous y travaillons", confie Thierry Van Steenbergen.

Actuellement la fréquence des bateaux-bus est de 30 minutes, et cela ne changera pas. "Le temps d’attente pourrait être plus court, mais alors il me faut davantage de bateaux, ce qui n’est pas possible pour le moment. Cela fait néanmoins partie de nos projets d’avenir".

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