Des activistes qui se collent à un tableau ou à une chaussée pour attirer l’attention du grand public sur la crise climatique donnent lieu au néologisme de l’année en Flandre et aux Pays-Bas. Le mot "klimaatklever" - que l’on peut traduire en français par "colleur climatique" - a obtenu 23,7% des suffrages lors d'un vote organisé par l'éditeur de dictionnaires Van Dale, en collaboration avec la VRT.
"Klimaatklever" est le mot de l'année 2022 en Flandre et aux Pays-Bas
"Les tournesols" de Vincent Van Gogh, "La jeune fille à la perle" de Johannes Vermeer et "Les meules" de Claude Monet : trois tableaux qui ont surgi cette année dans l’actualité dans un contexte inhabituel. Des activistes pour le climat y ont en effet collé une main, voire même le front, pour protester contre l’absence d’une véritable politique climatique. D’autres ont utilisé de la colle forte pour s’attacher à la route pendant le Tour de France ou aux portes en verre de l’aéroport néerlandais de Schiphol pour attirer l’attention du grand public sur la crise climatique. Une nouvelle forme d’activisme qui s’est rapidement propagée aux Pays-Bas.
Pas étonnant que "klimaatklever" ait été élu mot de l’année 2022, aux Pays-Bas comme en Flandre. Près de 15.000 personnes ont voté et "colleur climatique" a remporté près de 24% des voix.
Dans le top 3 des mots de cette année en Flandre on trouve aussi "concentratiecrisis" et "energietoerisme". Le premier mot est défini par le dictionnaire Van Dale comme "une baisse ou une absence de concentration chez quelqu’un qui est sans cesse dérangé par d’autres personnes ou par des produits technologiques comme un smartphone".
Quant au mot "energietoerisme" (‘tourisme énergétique’), il fait référence aux voyages qui sont effectués en hiver vers des pays chauds pour échapper aux prix élevés de l’énergie dans son propre pays.

