Les Affaires étrangères ont appelé dimanche les citoyens belges de passage en Iran à quitter le pays dans les plus brefs délais en raison des risques accrus de détention arbitraire auxquels ils s'exposent au vu de la détérioration du contexte sécuritaire, ont-elles annoncé dans un communiqué.
Les Affaires étrangères appellent les Belges à quitter l'Iran dans les plus brefs délais
"Tout visiteur belge, y compris binational, s'expose à un risque élevé d'arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable. Ce risque concerne également les personnes effectuant en Iran un simple séjour touristique. En cas d'arrestation ou de détention, le respect des droits fondamentaux et la sécurité des personnes ne sont pas garantis", ont-elles expliqué.
Selon les Affaires étrangères, l'ambassade belge n'a qu'une capacité "très limitée" à assurer la protection consulaire aux ressortissants qui seraient arrêtés et même à garantir une présence consulaire belge lors d'un procès.
"Il est donc formellement déconseillé aux ressortissants belges, y compris binationaux, de se rendre en Iran, quel qu'en soit le motif. Les ressortissants belges qui, en dépit de cette mise en garde, se trouveraient actuellement en Iran, sont invités à faire preuve de la plus grande vigilance et à prendre les précautions indispensables pour assurer leur sécurité", précise le communiqué qui invite les personnes présentes à éviter les rassemblements et à signaler leur présence auprès de l'ambassade par l'inscription sur "travellers online".
"L'Iran pratique la diplomatie de l'otage"
Depuis le 24 février, un travailleur humanitaire belge, Olivier Vandecasteele, est détenu en Iran dans des conditions inhumaines et dégradantes. Il a été condamné il y a 15 jours à 28 ans de prison pour des motifs qui demeurent obscurs sans avoir pu bénéficier d'un procès équitable.
Depuis sa création en 1979, la République islamique d'Iran pratique la diplomatie de l'otage. Plusieurs autres citoyens de pays occidentaux se trouvent dans une situation semblable à celle de M. Vandecasteele.
