Aller au contenu principal

Procès des attentats de 2016 : six accusés citent le ministre de la Justice en référé

Six accusés du procès des attentats de Bruxelles - à savoir Mohamed Abrini, Sofien Ayari, Salah Abdeslam, Bilal El Makhouki, Ali El Haddad Asufi et Hervé Bayingana Muhirwa - intentent une action en référé contre l’Etat belge - et en particulier contre le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden - à propos des conditions dans lesquelles ils sont amenés chaque jour de la prison au Justitia à Haren, où se déroule leur procès en assises.

Anne François Belga
Publié:

Une première audience devrait avoir lieu lundi. Les avocats ont réclamé la présence de leurs clients. Le lieu de cette audience n'est pas encore connu. Les accusés se plaignent depuis le début du procès de leurs conditions de transfert. Me Vincent Lurquin, qui défend l'accusé Hervé Bayingana Muhirwa, dénonçait lundi en particulier des fouilles à nu systématiques ainsi que la diffusion de musique "tonitruante" et l'aveuglement des accusés dans le but, selon lui, de les "désorienter".

À plusieurs reprises, les accusés détenus ont quitté la salle d'audience, en signe de protestation, et ont menacé de ne pas s'exprimer si rien ne change. Pour chaque infraction, ils réclament une astreinte de 5.000 euros.

En coulisses, une concertation avait déjà lieu entre les différentes parties concernées, dont les avocats des accusés et la police fédérale, mais les négociations n'ont apparemment pas abouti à une solution acceptable pour tous.

REGARDER

"Le procès d’assises continue"

D’après le magistrat de presse Luc Hennart (photo), le procès d’assises sur les attentats de mars 2016 à l’aéroport de Zaventem et dans le métro bruxellois se poursuivra normalement, malgré cette plainte en référé. Les accusés sont obligés d’être présents au procès à Haren, leurs avocats devront s’organiser pour assister aux deux procès, par exemple en faisant appel à un collaborateur.

"Le juge en référé constatera lundi si l’affaire est prête à être traitée. Il se pourrait que l’avocat représentant l’Etat belge demande à la traiter plus tard. Si les accusés veulent y être présents, le tribunal peut planifier les audiences à un moment où il n’y a pas d’audience aux assises", expliquait Luc Hennart.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5