Lorsque les températures hivernales approchent zéro degré et que les routes risquent d’être glissantes, la bourgmestre Marlutje Jackers (GB-IC, photo) se prépare chaque matin à effectuer avec son tracteur l’épandage de sel sur les routes de sa commune. A Herstappe, la plus petite commune de Flandre, il est de tradition que ce soit le bourgmestre qui assume cette tâche d’utilité publique.
Herstappe, située en province du Limbourg, compte environ 80 habitants résidant sur une superficie de 1,3 km². L’épandage de sel ne dure donc que dix minutes. "Que le bourgmestre fasse l’épandage avec sa voiture ou un tracteur, cela n’a pas d’importance. Du moment que ce soit fait", précisait Marlutje Jackers à Radio 2. "Lorsqu’il gèle, je prends la route avec mon tracteur. Je ne suis pas seulement bourgmestre. Avec mon mari, je dirige aussi une exploitation agricole et une écurie avec de nombreux jeunes chevaux. Je suis donc habituée à conduire le tracteur".
"Lorsque je reçois le soir un message de l’Agence flamande des Routes et de la Circulation, je sais que je devrai épandre du sel le lendemain matin", poursuivait la bourgmestre. "Vers 6h30, je remplis l’épandeuse et je pars faire mon tour. Je veux que toutes les routes soient couvertes de sel avant que les habitants ne doivent partir travailler, entre 7h et 8h du matin".
"Quand ils entendent passer un tracteur vers 7h du matin, tous les habitants savent que c’est moi. Mais le bruit ne dure pas longtemps, puisque j’ai fait le tour de la commune en dix minutes", sourit Marlutje Jackers.
“On se débrouille”
La bourgmestre (photo) ne fait pas que jeter du sel sur les routes gelées, elle prend également en charge une série de tâches qui sont normalement assumées par du personnel communal. "Installer les décorations lumineuses de Noël, décorer le village de sapins de Noël ou planter des violettes dans les bacs à fleurs communaux. Vous n’y échappez pas en tant que bourgmestre à Herstappe !", admet Marlutje Jackers.
"Pour notre commune d’environ 80 habitants il n’y a pas de personnel communal. Mais heureusement je ne suis pas seule à effectuer ces tâches. Je reçois l’aide des échevins et même des habitants. Nous nous débrouillons bien".

