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Les bureaux du Centre pour la cybersécurité en Belgique (CCB)

Après Anvers c’est au tour de la ville de Diest d’être visée par une cyberattaque

Le gouvernement flamand va mettre en place une "cellule de crise" (war room) pour soutenir les pouvoirs locaux dans leur lutte contre les cyberattaques. C'est ce que déclaré le ministre flamand de l'Intérieur Bart Somers (Open VLD). "La Flandre doit être en mesure d'aider rapidement les villes et les communes lors d'une cyberattaque afin de limiter les dégâts et de protéger les données de nos citoyens", a estimé le ministre Open VLD.

Eric Steffens
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Après Anvers, c'est au tour de la ville de Diest (Brabant flamand) d'être victime d'une cyberattaque. Là aussi, les opérations internes et externes sont affectées.

"Tous nos services communaux sont hors service", a confirmé le bourgmestre Christophe De Graef (Open Diest) à la VRT. Les services aux guichets ne fonctionnent plus, et il est impossible de recevoir ou de répondre aux courriels. La bibliothèque, les écoles et le centre culturel Den Amer connaissent également des problèmes. On ignore encore qui est à l'initiative du piratage.

La Flandre va mettre en place une "cellule de crise" pour lutter contre les cyberattaques contre les pouvoirs locaux

Selon le ministre flamand de l'Intérieur, Bart Somers, ces cyberattaques ne sont "pas les premières, mais certainement pas les dernières". Le ministre d'Open VLD appelle les administrations locales à faire réaliser un audit. Des fonds ont également été fournis par la Flandre pour soutenir les gouvernements locaux dans leur politique de cybersécurité. "142 collectivités locales se sont déjà engagées dans des cyber-audits de cette manière, j'appelle les 158 autres à faire de même dès que possible", a déclaré Bart Somers.

Selon Somers, les leçons qui peuvent être tirées de la cyberattaque d'Anvers sont également déjà immédiatement transmises aux fournisseurs de services TIC des autres autorités locales. Les autorités locales recevront également du gouvernement flamand une liste de contrôle des points d'action les plus importants.

Somers prévoit également d'organiser une séance d'information avec toutes les collectivités locales, en concertation avec le premier ministre Jan Jambon (N-VA) et avec l'Association des villes et communes flamandes (VVSG).

Selon M. Somers, il "n'est pas exclu que certaines villes et communes aient déjà été piratées aujourd'hui, mais que les criminels attendent le bon moment pour tout faire tomber". Au niveau flamand, il devrait donc y avoir une "cellule de crise" pour soutenir les gouvernements locaux. Il s'agira d'un centre de crise à partir duquel toutes les communications avec les pouvoirs locaux seront coordonnées avec un SPOC, un point de contact unique pour chaque autorité locale.  

"Aucune preuve que les communes sont spécifiquement visées par des pirates informatiques"

Le Centre pour la cybersécurité en Belgique (CCB) n'a aucune indication que les communes sont spécifiquement visées en Belgique. Ces dernières semaines, des cas de piratage de systèmes informatiques ont déjà été signalés à Zwijndrecht, Anvers et, depuis lundi, également à Diest. 

"Je comprends que les gens se posent des questions à ce sujet, mais les demandes de rançon ne sont certainement pas un phénomène nouveau", a déclaré la porte-parole du CCB, Katrien Eggers. "Les hackers cherchent simplement des vulnérabilités dans un système informatique et l'exploitent ensuite".

Selon la porte-parole, rien n'indique non plus que la ou les mêmes personnes seraient à l'origine des différentes attaques.

Elle souligne également que le Centre pour la cybersécurité prévient depuis plusieurs années que les cyberattaques constituent l'une des plus grandes menaces potentielles pour notre société.

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