Alors que le concept écoresponsable commence à s’implanter à Bruxelles, en Flandre il connait déjà un franc succès. Ces bibliothèques permettant de louer des vélos d’occasion pour un certain temps et pour un prix très démocratique - surtout destinées aux enfants qui grandissent - sont maintenant au nombre de 31. L’initiative est née il y a près de dix ans à Gand, en Flandre orientale, lancée par des bénévoles. "Elle remporte un grand succès et les communes commencent aussi à s’y associer", expliquait à Radio 2 Lieven D’Hont de la vélothèque "Op Wielekes".
Les vélothèques se multiplient en Flandre: “Les enfants qui grandissent y trouvent un vélo à leur taille"
Plus de 1.600 personnes en Flandre se sont déjà fait membres de la vélothèque "Op Wielekes", qui possède maintenant 31 dépôts de vélos de croissance dans toute la Flandre. Il s’agit de vélos de seconde main que les familles peuvent louer pour plusieurs mois. Quand un vélo devient trop petit pour l’enfant, il est échangé contre un modèle plus grand. Les membres ne déboursent qu’un prix modeste pour l’abonnement et ils peuvent changer de vélo aussi souvent qu’ils le souhaitent ou que c’est nécessaire.
L’initiative émane de bénévoles gantois et fonctionne grâce à des bénévoles. Ils sont près d’une centaine maintenant, dans toute la Flandre. Ils gèrent les dépôts, réparent les vélos et les nettoient. "De l’aide supplémentaire est toujours bienvenue", précise Lieven D’Hont. Il travaille pour l’asbl De Transformisten, qui est l’organisation à la base du projet de vélothèques.
Il existe actuellement 31 vélothèques en Flandre : 19 de ces bibliothèques sont situées en Flandre orientale, 7 en province anversoise, 3 dans le Limbourg et 2 en Brabant flamand.
Plus de caution nécessaire
Lieven D’Hont est ravi de l’enthousiasme que suscite le projet dans toute la Flandre. "On constate d’ailleurs que les gens qui empruntent un vélo l’entretiennent bien. Dans plusieurs vélothèques on a ainsi supprimé la caution".
Huit communes se sont aussi déjà laissé convaincre de rejoindre le projet. Dans d’autres communes, des organisations locales le soutiennent.
"Op Wielekes" (qui peut se traduire en français par "Sur des petites roues") constate qu’un nombre croissant de familles viennent emprunter des vélos. "C’est tout simplement plus facile que d’acheter un nouveau vélo chaque fois et se débarrasser de l’ancien quand votre enfant a grandi". La famille gantoise Verbeure vient à la vélothèque depuis ses débuts. "Nous y sommes venus la première fois lorsque Noah avait 2 ans. Maintenant il a 10 ans et c’est son cinquième vélo", explique son papa Stijn Verbeure. "Nous trouvons l’idée vraiment bonne. Ces vélos de seconde main fonctionnent parfaitement". Pendant ce temps, Noah (photo) se choisit un nouveau vélo, au dépôt de Ledeberg. Il fait des tours pour tester les vélos qui lui plaisent. L’embarras du choix …
“Op Wielekes” propose aussi un tarif social pour les familles qui ont moins de moyens. En certains endroits, le centre public d’aide sociale apporte une aide financière. Les animateurs de quartier amènent les familles moins favorisées à découvrir le système. "Les enfants promettent de veiller à l’entretien du vélo et nous leur demandons d’ailleurs une signature sur le contrat", explique Lieven D’Hont.
Des entreprises s’en sont inspirées
Entretemps, certaines entreprises se sont inspirées du concept et proposent des vélos de croissance. Les utilisateurs paient un abonnement, la plupart du temps mensuel. Son prix est nettement plus élevé que celui de l’organisation "Op Wielekes", mais les vélos sont souvent plus neufs. A Gand, on trouve ainsi de Panta Club et à Hoboken les familles peuvent trouver leur bonheur chez De Groeispurters .
"Op Wielekes" cherche encore des bénévoles pour lancer de nouvelles vélothèques en Flandre. Pour plus d’informations, consultez le site de l’organisation . Il comprend une liste de toutes les vélothèques existantes.
