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La co-présidente de Groen, Nadia Naji et la présidente du Sénat Stephanie D'Hose ont signé la lettre.

Plus de 120 femmes dénoncent dans une lettre ouverte des comportements déviants sur la scène politique

Dans une lettre ouverte, publiée lundi dans le journal De Standaard, plus de 120 femmes dénoncent des comportements déviants au sein du monde politique belge. On retrouve parmi elles des femmes politiques bruxelloises, flamandes, wallonnes et germanophones.

Joyce Azar Belga
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L’an dernier, l'échevine schaerbeekoise Sihame Had­dioui (Ecolo) a porté plainte contre son collègue échevin Michel De Herde (Défi) pour attouchements. Son expérience a incité plusieurs personnalités politiques à se mobiliser pour dénoncer ces pratiques dans une carte blanche.

Parmi les signataires, on retrouve des femmes politiques bruxelloises, flamandes, wallonnes et germanophones, dont notamment la vice-Première Petra De Sutter (Groen), la présidente du Sénat Stephanie D'Hose (Open VLD), Zakia Khattabi, Sarah Schlitz, Barbara Trachte, Rajae Maouane, ou encore la co-présidente de Groen, Nadia Naji, et les députées flamandes Katja Segers, Meyrem Almaci et Hannelore Goeman. 

Mettre fin "au tabou et à l'omerta"

"Nous appelons le monde politique à prendre sa responsabilité concernant la violence sexiste, sexuelle et psychologique commises par des mandataires", est-il écrit. "De nombreuses personnes doivent faire face chaque jour à ce type de violence. L'impact sur la santé ou la vie privée de la victime est indéniable. Et lorsque cette forme de violence se produit dans des lieux où des décisions doivent être prises, notre démocratie est en danger." 

Il faut mettre fin "au tabou et à l'omerta", poursuivent les signataires. "Le monde politique est conçu par des hommes et pour des hommes. La culture professionnelle y est sexiste et il faut que ça change. Nous devons éliminer la violence, protéger les victimes et écarter les auteurs présumés le temps de la procédure." Elles plaident enfin pour la création d'un "organe indépendant" qui permettrait de mieux lutter contre "la violence sexiste, sexuelle et psychologique en politique".

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