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La zone de police de Zwijndrecht piratée: des informations sensibles mises en ligne

Un pirate informatique s'est introduit dans le système de la zone de police locale de Zwijndrecht (province d’Anvers) et a divulgué des milliers de plaques d'immatriculation, des amendes pour excès de vitesse ainsi que des procès-verbaux, rapportaient jeudi soir VTM Nieuws et Het Laatste Nieuws. Le parquet d’Anvers confirme qu’une enquête est en cours. Il s'agirait de l'une des plus grandes fuites de données publiques en Belgique. Selon le chef de la zone de police concernée, Marc Snels, certaines informations sensibles comme des photos d’un enfant maltraité auraient aussi été mises en ligne par le pirate informatique.

Anne François Belga
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C’est en septembre dernier que le pirate aurait eu accès au serveur de la zone de police de Zwijndrecht et aurait partagé sur l‘internet des informations trouvées. Selon VTM Nieuws et le quotidien Het Laatste Nieuws, le pirate aurait eu accès à des données pour la période allant de 2006 à septembre 2022. Le hacker aurait tenté d'extorquer de l'argent à la police en téléchargeant une copie des données et en les publiant sur internet, selon les médias. La police n’a pas cédé au chantage.

C'est un journaliste néerlandais travaillant pour RTL Nieuws qui a remarqué la manœuvre et l'a signalée aux rédactions de VTM Nieuws et Het Laatste Nieuws. Les médias flamands ont alors constaté que des milliers de PV se trouvaient en effet en ligne, en ce compris des cas sensibles, comme des photos d'un garçon maltraité qui avait porté plainte contre son père.

Erreur humaine

“Il s’agit seulement d’informations se trouvant sur notre réseau administratif qui ont été piratées", précisait à VRT NWS le chef de la zone de police de Zwijndrecht, Marc Snels. "Ce ne sont pas toutes les informations qui ont fui. Sur ce réseau, on trouve avant tout des informations comme des listes du personnel ou des photos de fêtes du personnel".

"Mais il est vrai qu’un certain nombre d’informations sensibles sont parfois aussi placées sur ce réseau. C’est une erreur humaine. Des amendes et des procès-verbaux ont ainsi fui, tout comme des photos d’un enfant maltraité. C’est très douloureux”.

Le personnel de la police a reçu de nouveaux mots de passe et est en train de contacter toutes les personnes dont des informations ont été publiées. "Elles seront ainsi prévenues, pour le cas où on les contacterait un jour", concluait Marc Snels.

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