Confirmant une information de l'agence de presse française AFP, le service public fédéral Finances annonce une augmentation significative de la capacité des incinérateurs qui brûlent la cocaïne saisie au port anversois. Ceci devrait permettre, d’ici la fin de l’année, de résoudre le problème de destruction des tonnes de stupéfiants saisies.
La capacité des incinérateurs qui brûlent la cocaïne saisie au port d'Anvers sera accrue
Les quantités de cocaïne saisies au port d'Anvers sont tellement importantes qu'une partie de la drogue doit être stockée dans les hangars de la douane, rapportait samedi le quotidien Gazet van Antwerpen. Les incinérateurs agréés n'ont en effet pas la capacité d'en traiter la totalité pour le moment. Ce qui pourrait pousser les trafiquants de drogues à s'en prendre à ces hangars et à les attaquer pour voler la cocaïne.
Le procureur d'Anvers Franky De Keyser a d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme auprès du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne il y a quelques semaines. Le bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever (N-VA), s'est également entretenu avec le ministre à ce sujet. Les deux cabinets affirment chercher ensemble des solutions.
L'Agence publique flamande de traitement des déchets Ovam a indiqué samedi que la capacité des incinérateurs était suffisante, les problèmes étant plutôt d’ordre logistique. Une solution à ce problème pourrait être trouvée à court terme, avait-elle indiqué.
Une solution semble effectivement avoir été trouvée. "Il existe une solution structurelle : la capacité de brûler de la cocaïne sera augmentée de manière significative", confirme le porte-parole du SPF Finances, Francis Adyns. Le ministère ne donnera pas plus de détails, pour des raisons de sécurité. Le problème pourrait être résolu "d'ici la fin de l'année".

