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De nombreux policiers ont rendu hommage à leur collègue tué à Schaerbeek jeudi dernier

Un plan d'action pour accroître la sécurité des policiers

Le gouvernement fédéral travaillera à un plan d'action pour renforcer la sécurité des forces de l'ordre. C’est ce qu’a indiqué le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo, à l'issue d'une réunion avec les syndicats de police en compagnie des ministres de l'Intérieur et de la Justice, Annelies Verlinden et Vincent Van Quickenborne.

Anne François Belga
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Cette rencontre urgente faisait notamment suite à l’attaque au couteau dont ont été victimes deux agents de police de la zone Bruxelles Nord, il y a une semaine à Schaerbeek. L’un des agents est décédé de ses blessures, l’autre a pu sortir de l’hôpital samedi. L’individu qui les a attaqués était connu comme radicalisé potentiellement violent, fiché par l’OCAM et avait demandé à la police, le matin des faits, à être pris en charge psychologiquement, craignant de s’attaquer à des policiers. L’affaire a ravivé la colère des forces de l’ordre, de plus en plus souvent victimes d’incidents.

"La violence contre la police est une chose que l'on n'accepte pas. On a avancé, mais le travail n'est pas fini", a déclaré Alexander De Croo à l'issue de la réunion. Les ministres présents ont insisté une nouvelle fois sur l'importance qu'ils accordaient à la sécurité des forces de l'ordre. Un plan d'actions à court terme sera élaboré. D'ici le 28 novembre - date d'une manifestation nationale contre la violence à l’encontre de la police -, le gouvernement reviendra "avec du concret" vers les syndicats.

Parmi les actions qui seront entreprises, certaines viseront l'infraction de rébellion envers les policiers. Le ministre de la Justice se concertera avec le Collège des procureurs généraux pour examiner comment il est possible d'en faire davantage. Il a également assuré que les dispositions du futur nouveau Code pénal réprimant plus sévèrement la violence contre des policiers entreront en vigueur directement après le vote de ce texte au Parlement l'an prochain.

Depuis son entrée en fonction, le gouvernement n'est pas resté inactif dans ce domaine, ont fait valoir les trois ministres. En novembre 2020, une circulaire a été prise pour instaurer la "tolérance zéro" envers les violences contre la police. Les syndicats contestent toutefois sa mise en œuvre en invoquant le nombre de classements sans suite décidés par le parquet. "Il y a bien une tolérance zéro", a assuré le Premier ministre avant la réunion. "On doit faire une distinction entre les différents types de violences. Le parquet a été très clair: on ne peut pas accepter la violence contre la police et il faut une tolérance zéro face à elle. Si, de temps en temps, la tolérance zéro n'est pas appliquée dans des dossiers, nous devons voir comme faire pour qu'à l'avenir ce soit bien le cas".

La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden

Les syndicats pas satisfaits

Dans les rangs syndicaux, le sentiment était "mitigé" à la suite de la réunion, rapportait le président du SLFP-Police, Vincent Gilles. "Une dynamique semble démarrer. Mais il ne faut pas se leurrer, cela va prendre du temps". "On ne peut pas être satisfait, mais aujourd'hui trois ministres nous ont écoutés, ils nous ont cité des initiatives qui seraient prises et dans lesquelles on peut s'inscrire", a déclaré pour sa part le secrétaire CGSP-Police, Eddy Quaino.

Si des engagements ont été pris en matière de sécurité des policiers, un autre dossier fâche toujours les syndicats et n'a pas été joint aux discussions de la matinée: celui du report de la mise en œuvre de l'accord sectoriel sur une revalorisation salariale et de l'aménagement des fins de carrière. Deux thèmes qui ont déjà fait l’objet de protestations des forces de l’ordre.

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