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La canicule et le Covid-19 ont engendré une surmortalité record cet été

Marqué par des périodes de fortes chaleurs, l'été 2022 a connu la plus importante surmortalité estivale de ces 20 dernières années, indique ce mercredi l'institut de santé publique Sciensano. Le Covid-19 a également continué à faire des victimes. La surmortalité est avant marquée chez les femmes plus âgées.

Anne François Belga
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La phase d'avertissement du plan forte chaleur et pics d'ozone - mis en place après la canicule de 2003 qui avait coûté la vie à 45.000 personnes en Europe - a été activée quatre fois cet été (du 15 au 18 juin, du 14 au 20 juillet, du 6 au 17 août et du 22 au 26 août), contre une seule fois en 2021 et à deux reprises en 2020. Une vague de chaleur a en outre été constatée durant la troisième phase, soit des températures maximales supérieures à 25 degrés pendant cinq jours consécutifs avec au moins trois jours à plus de 30 degrés.

L'été dans son ensemble a été marqué par une surmortalité de 2.291 décès (sur un total de 42.383), soit 5,7% de plus que les prédictions du Belgian Mortality Monitoring, contre 3,5% en 2021 et 4,3% en 2020.

C'est la surmortalité estivale la plus importante de ces 20 dernières années et un résultat proche de celui des deux semaines extrêmes d'août 2003. Durant les trois dernières phases d'avertissement, l'excès de mortalité a dépassé les 14%.

Outre la chaleur, le Covid-19 a également participé à cette surmortalité importante avec 1.098 décès au cours de l'été. L’institut Sciensano a également relevé une surmortalité particulièrement importante chez les femmes à partir de 85 ans (14,1%), sans en connaitre les causes particulières. A contrario, seuls 350 décès supplémentaires ont été enregistrés chez les hommes cet été.

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