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L'institut Vias recommande une interdiction de vente du gaz hilarant

À partir du 1er janvier, la vente de protoxyde d'azote - également connu sous l'appellation gaz hilarant - sera totalement interdite aux Pays-Bas. L'Institut de sécurité routière Vias plaide pour un renforcement des règles en Belgique, où la vente est actuellement uniquement interdite aux mineurs d’âge, en vertu de la loi du 11 février 2021. La possession et l'utilisation de protoxyde d'azote est également interdite dans plusieurs communes, mais toujours autorisées dans d'autres.

Anne François Belga
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"Il est logique d'harmoniser toutes ces règles et d'en interdire la possession et l'usage partout, sauf à des fins professionnelles", explique Stef Willems, porte-parole de Vias. "Comme, par exemple, dans l’Horeca ou pour les dentistes." Pour Vias, il faut également suivre l'exemple des Pays-Bas en faisant des efforts ciblés pour sensibiliser les jeunes, pour leur faire comprendre qu'il ne s'agit pas d'une substance anodine et que les effets sur la santé peuvent être très graves.

Le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo) se montre favorable à cette idée. "Nous devons accorder une priorité absolue à améliorer la sécurité sur nos routes, ce à quoi participe cette interdiction" de vente et de possession du gaz hilarant. "Quand vous conduisez, la seule chose que vous devriez prendre, c'est votre volant !"

La ministre flamande de la Mobilité et des Travaux publics Lydia Peeters (Open VLD) soutient aussi l'appel de Vias, tout comme le parti démocrate-chrétien flamand CD&V. Dans le cadre de la dixième enquête nationale sur la sécurité routière de Vias, datant de janvier de cette année, 8 % des conducteurs ont admis avoir conduit au moins une fois par mois après avoir utilisé du protoxyde d'azote. Il s’agissait en particulier de conducteurs dans la tranche d’âge des 18 à 34 ans (19 %).

En Wallonie, on note une forte augmentation par rapport à 2021 chez les jeunes conducteurs masculins : de 12 à 26 % d’utilisateurs. En Flandre, cela concerne un jeune conducteur masculin sur 5 (20%) qui utilise du gaz hilarant mensuellement au volant. A Bruxelles, la proportion est d'environ 1 sur 3.

Le gaz hilarant est souvent associé à l'alcool, pour 61% des jeunes conducteurs âgés de 18 à 34 ans. La police trouve également de plus en plus de grandes bouteilles de gaz hilarant et plus seulement de petites ampoules.

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