Des personnes rassemblées sous la bannière "People Against ECT" ont ciblé lundi matin le siège de la N-VA et les bureaux de la ministre des Affaires étrangères Hadja Lahbib (MR), à Bruxelles, "pour dénoncer leurs positions en faveur du Traité sur la Charte de l'Energie (TCE)".
Des activistes ciblent la N-VA et le cabinet Lahbib pour appeler à quitter le TCE, un traité "climaticide"
Vers 7h30 ce lundi, les activistes sont allés coller des affiches sur les façades et fenêtres, accusant le ministre-président flamand Jan Jambon d'agir "contre le climat" et la ministre fédérale libérale de "parler à la COP27" tout en soutenant la modernisation d'un traité "climaticide".
Plusieurs pays européens ont récemment laissé entendre vouloir se retirer du TCE, qui permet aux géants énergétiques d'attaquer les Etats quand ceux-ci mettent en danger leurs profits. Le dernier en date est l'Allemagne, qui a confirmé en fin de semaine dernière son intention de se retirer du traité.
Le traité, pensé pour protéger et sécuriser les investissements dans le domaine de l'énergie, a été utilisé ces dernières années par des industries du fossile cherchant des dédommagements auprès des Etats limitant leurs activités pour favoriser la transition énergétique.
Face aux critiques et à l'évolution de la société (le traité date des années 90), un travail de réforme, ou de "modernisation" du texte a été entamé. Cette réforme sera votée le 22 novembre à une Conférence annuelle des parties au Traité. Les activistes armés lundi d'affiches plaident pour une sortie de la Belgique du TCE, plutôt qu'une approbation de sa version modernisée.
